Article 1

Salut à tous !
Je vous présente ma première fiction.
Petites précisions :
_ J'écris pour le plaisir et puis parce que HP c'est tellement bien que ça mérite d'autres aventures.
_ N'hésitez pas à mettre des commentaires pour me dire ce qui ne va pas, qu'il faudrait que je modifie ou pas car c'est ma première histoire alors je ne suis pas très assurée dans l'écriture.
_ Les trucs écrits en gras c'est quand je modifie un chapitre après l'avoir mis en ligne.
_ Rien de plus à part bonne lecture !
_ Bien sûr, la majorité les personnages et des décors appartiennent à J.K. qui a imaginé la magique histoire d'Harry Potter.


A oui, il faut quand même un aperçu de l'histoire:
Alice Gauthier, jeune fille de 17 ans, vit heureuse avec toute sa famille. Après une journée formidable, une événement tragique survint. C'est alors que lui apparait un monde totalement inconnu et surréaliste, un monde magique... Elle devra alors affronter ses origines, travailler dur sa magie et maîtriser quelque chose qu'elle ne comprend même pas... Elle fera des rencontres plus ou moins fréquentables mais mais mais, qui sait, l'amour sera peut-être au rendez-vous...

PS: L'histoire commence juste après que Harry Potter aie vaincu Voldemort...
Article 1

# Posté le lundi 08 septembre 2008 15:22

Modifié le vendredi 25 septembre 2009 15:49

Chapitre 1

Chapitre 1
Dans le joyeux tumulte de la Grande Salle, le pied du professeur Mcgonagall buta contre quelque chose. Elle se pencha et ramassa un petit tube en cristal. A l'intérieur, une substance argentée s'enroulait autour d'elle-même. Elle fronça les sourcils puis quitta à grand pas la salle surchargée. Elle arriva devant une gargouille de pierre explosée. Sans y faire attention elle passa devant et monta l'escalier en colimaçon qui était juste derrière. Elle arriva dans un grand bureau circulaire. Elle s'approcha d'une bassine en pierre peu profonde posée sur le bureau massif. Elle y versa le contenu du tube de cristal et sans hésiter, plongea à l'intérieur. Lorsqu'elle en ressortit un moment après, son visage avait perdu sa couleur habituelle. Elle prit dans une armoire un registre énorme et le consulta fébrilement. On pouvait lire la déception sur son visage. Elle ferma les yeux et respira profondément. Son visage s'éclaira l'instant d'après. Elle sortit une longue baguette de bois de sa poche et tapota le lourd volume avec celle-ci en murmurant :
_ Aparecium.
Elle le consulta de nouveau et faillit le lâcher lorsque des lettres rouges apparurent devant elle. Sa bouche s'ouvrit et longtemps, elle resta figée. Puis, elle sortit précipitamment du bureau.

A au moins mille kilomètres de là, Alice Gauthier était fin prête et elle sortit dehors pour surveiller la route.
Comme à chaque réunion de famille, Alice était éprise de ce sentiment inexplicable où tout vous parait pour le mieux. Sa bouche s'ouvrit en un large sourire : elle venait d'apercevoir le 806 de sa tante et de son oncle qui empruntait le chemin d'accès à sa maison. Lorsqu'ils furent arrêtés elle courut jusqu'à eux en criant : « chiiiiiiicoooo !!!!!!!!!!!!!!!! ». Tout de suite après sa cousine Lucie (alias Chico) ouvrit sa portière et fit de même en répondant : « Ma Camion !!!! ». Ces surnoms étaient tout à fait stupides et l'origine oubliée depuis longtemps mais ils étaient porteurs de bonheur communicatif. Après ces retrouvailles bruyantes, Alice se tourna alors vers le reste de la famille en souriant : cette journée promettait d'être particulièrement animée ! Après le récit du voyage, riche en péripéties comme d'habitude, tout le monde se dirigea vers la maison. Peu après :
_ Alice, fais moi passer le plat tu seras gentille !
_ Mais je suis déjà gentille ! Et puis de toute façon, ce n'est pas parce que je passe le plat que je suis forcément gentille. Je pourrai te le passer de manière brutale...
_ Mais tu le passe toujours de manière brutale !
_ Là n'est pas la question ! Je pourrai te le passer avec de mauvaises intentions ou...
_ Bref ! Passe-moi le plat !!!
Alice leva les yeux au ciel mais sourit malgré elle. Ce moment était un réel bonheur : tout le monde discutait et plaisantait joyeusement ; le soleil était au rendez vous, et il faisait chaud. On oubliait tout : les problèmes d'argent, le cancer de la tante, l'Alzheimer de la grand-mère, le stress du boulot... C'étaient les vacances et tout allait pour le mieux. Même le père aujourd'hui ne jouait pas trop au rabat-joie : il n'avait qu'à peine esquissé un froncement de sourcil au moment où Alice et son cousin avaient entamé une bataille d'eau et aspergé du même coup toute la terrasse. Oui, tout allait pour le mieux.
Après le repas, tout le monde s'installa dans l'herbe pour faire la sieste ou jouer aux cartes. Alice et Valentin, son cousin, étaient allés cueillir des mûres pour faire un crumble. Il s'était éloigné pour répondre à sa copine. Alice était donc seule. C'est là qu'elle remarqua pour la première fois la chouette qui planait au dessus des arbres. Il était alors près de 17h. Étrange... Elle s'arrêta pour l'observer. La chouette avait l'air d'avoir trouvé se qu'elle cherchait parce qu'elle descendait à présent vers le sol. Plus étrange encore, elle se dirigeait vers Alice ! Poussant un cri sonore elle se posa à ses pieds. Alice sursauta et recula d'un pas. Voyant que le chouette avançait elle aussi, elle s'agenouilla et pris la lettre qu'elle avait dans le bec. C'était du papier épais, on aurait dit du parchemin. Elle tressaillit lorsqu'elle vit qui était le destinataire :
« Miss A. Gauthier,
Sous le couvert des arbres près des buissons de mûres,
Dans la campagne profonde »
Qui pouvait donc lui écrire sachant exactement ou elle était et qui plus est par une chouette ? Elle décacheta l'enveloppe jetant un coup d'½il au seau ancien (Un « P » entouré d'un lion, d'un serpent, d'un aigle et d'un blaireau) et sortit le parchemin. Quelle ne fut pas sa surprise en la lisant !

« COLLÈGE POUDLARD, ÉCOLE DE SORCELLERIE
Directrice: Mrs. Minerva Mcgonagall

Cher Miss Gauthier,
Permettez-moi tout d'abord de vous adresser toutes mes excuses pour cet immense retard. En effet, vous auriez du recevoir une lettre il y a 6 ans pour vous informer que vous étiez admise à Poudlard pour vos 7 ans d'études de sorcellerie. Nous avons aujourd'hui retrouvé la preuve que vous êtes apte pour entrer dans notre collège.
L'école française de sorcellerie (Beauxbatons) ne peut vous accueillir et vous êtes aujourd'hui attendue à Poudlard pour le reste des vacances scolaires pour tenter de rattraper votre retard en matière de magie. Je ne pense pas que votre intégration avec des élèves anglais ne posera de problème étant donné que vous êtes bilingue.
J'attends votre réponse par hibou très vite.
En espérant votre présence bientôt,
Cordialement,
Minerva Mcgonagall, directrice de Poudlard. »


Alice était curieuse de savoir qui avait pu avoir l'idée de cette farce. Elle était de ces personnes qui ne croient pas à toutes les légendes, tous les miracles qui peuplent le monde. Elle cherchait toujours une explication rationnelle à tout ce qui pouvait lui sembler bizarre.

Malheureusement, dans beaucoup d'événements de sa vie, elle n'avait pas su trouver d'explications. Comme la fois où elle avait eu une honte terrible (s'étaler devant le lycée à cause d'une crotte de chien), où tout le monde s'était moqué d'elle, personne par la suite ne semblait s'en souvenir. Ou alors la fois où elle avait fait une énorme tache de chocolat sur la dissertation à rendre pour le lendemain, elle s'était senti si désespérée qu'elle avait pleuré et lorsqu'elle avait de nouveau regardé sa feuille la tache avait disparu !
Qui pouvait être au courant de tous ces événements et la connaissait bien pour savoir qu'elle serait totalement paniquée en la lisant ? Car oui, elle était paniquée. Paniquée par l'idée que quelqu'un sache exactement où et qui elle était.
Elle regarda la chouette, celle–ci semblait attendre qu'Alice réponde pour partir.
Un silence inquiétant avait soudain pris la place du chant des oiseaux et du « tsé-tsé » des cigales. Alice n'avait pas conscience du temps qui s'était écoulé depuis quelle avait vu pour la première fois la chouette. Une minute, une heure ? Elle se leva.
_ Val ? T'es où ? Appela-t-elle.
Mais aucune réponse ne lui parvint. Elle commençait à paniquer : qu'est-ce qui se passait ? Pourquoi n'entendait-elle plus personne ?
_ Ohé ! Y-a quelqu'un ?
Un vent chaud ébouriffa ses cheveux. Chaud, trop chaud... Prise d'un affreux pressentiment, elle courut sur le chemin qui la ramenait chez elle. Le plus vite possible... Affolée, elle ne regardait plus où elle allait. Manquant de se rompre le cou, elle arriva en vue de la maison. Ce qu'elle vit la figea d'horreur : la maison était en feu et il n'y avait personne dehors. Elle reprit sa course. Lorsqu'elle fut arrivé devant, son estomac se tordit douloureusement : elle ne voyait ni n'entendait personne. Elle fit le tour de la maison refusant l'évidence.
Criant.
_ Maman ? Papa ? Vous êtes où ?
Rien.
Baissant la voix.
_ Allez, sortez de vos cachettes ! Arrêtez, vous me faites peur !
Murmurant.
_ Allez ... Venez...
Refoulant un sanglot.
_ Rémi, Mary ? ... Lucie, Val ? ... Allez...Venez...
Un pan de mur s'effondra projetant une gerbe d'étincelles.
_ NOOOOOOOOOON ! Nooooooon ! Non...
Laissant libre court à ses larmes, à ses cris elle se laissa tomber sur le sol de pierre. Le feu l'entourait mais ne semblait pas l'atteindre. Elle ne se contrôlait plus : proche de la folie, tant sa douleur était grande elle roula jusqu'aux flammes. Elle voulait mourir. Elle ne pouvait pas vivre sans tous ceux qu'elle aimait. Et puis à quoi ça servirait ? Sans personne avec qui rire, sans personne à qui se confier, personne avec qui partager, partager tant de tout... Oui, elle voulait mourir. Oublier tout ça. A jamais. Pour ne plus souffrir...
L'ennui c'est que plus elle s'approchait des flammes plus celles-ci s'éloignaient. Etrange... Et il n'y avait pas d'explication rationnelle...
_ Mais merde à la fin ! Je demande rien de plus moi ! Je veux mourir ! MOURIR !
Étourdie, elle s'évanouit.
Elle se réveilla dans un lit douillet. Elle ouvrit les yeux et vit qu'elle se trouvait dans sa chambre. Autour d'elle il y avait toute sa famille qui lui souriait. Elle voulut se lever mais quelque chose l'en empêchait. Elle s'aperçut alors qu'elle était attachée à son lit. Elle leva la tête en haussant les sourcils lorsqu'elle se rendit compte de la chaleur qui régnait dans la chambre. Un ronronnement horriblement familier vint jusqu'à ses oreilles. Elle sursauta, voulu se libérer mais n'y parvint pas.
_ Vite, libérez moi, il y a le feu !
Aucune réaction.
_ Allez vite ! Ma chambre prend feu là !
_ Ne t'énerve pas, lui dit son oncle.
_ Comment veux-tu que je ne m'énerve pas, s'énerva Alice, la maison est en feu et on est tous à l'intérieur. En plus je suis attachée !
_ Oui, mais on est ensemble ! C'est l'essentiel ! Lui dit sa mère.
_ Ah on est ensemble, génial ! Répliqua-t-elle durement. Comme ça on va mourir brûlés tous ensemble !
_ Mais oui, tu as compris !
Alice en eut le souffle coupé. Que se passait-il ? Est-ce que tout le monde avait perdu la tête ?
_ Mais,... mais moi je ne veux pas mourir ! Bégaya-t-elle.
_ Ce n'est pas ce que tu voulais tout à l'heure ? Lui demanda son oncle, menaçant.
_ Si, mais ...
_ Quand tu ne demandais rien de plus que de mourir lorsque tu étais dans les flammes. Alors voilà maintenant on est tous ensemble et on va tous mourir. C'est ce que tu voulais non ?
_ ...
Estomaquée, Alice ne put rien dire de plus.
A présent tous les meubles étaient en feu. Il progressait maintenant vers elle.
_ On est tous ensemble ...
Les flammes léchaient les pieds du lit.
_ Tous ensemble, on va mourir... Murmurèrent-ils alors, tous ensemble.
_ NON !!!

_ NON !
Le cri résonna. Alice se força à émerger de la sourde torpeur qui l'avait envahi lorsqu'elle était dans les flammes et lui avait prodigué ce cauchemar affreux.
Lorsqu'elle ouvrit les yeux, elle vit qu'elle se trouvait toujours dans la maison enflammée. Le feu avait tout détruit. Tout s'était effondré. Elle se souvint alors du rêve, du cauchemar plutôt. Elle en comprit à cet instant la signification. Elle ne voulait pas mourir. Elle ne devait pas mourir. Ce n'était pas ce que ses parents auraient voulu. Elle devait surmonter la douleur et faire son deuil. Faire preuve de courage, de maturité.
Hélas, elle n'en avait pas la force maintenant. Elle se laissa de nouveau aller.
Une éternité plus tard, elle se senti observée. Elle se releva et regarda autour d'elle. C'était la chouette. De ses grands yeux perçants, elle observait Alice.
_ Qu'est-ce que tu veux toi ? Hein ? A oui, tu veux que je réponde à ta Mcgonagall c'est ça ? Et pour lui dire quoi hein ? Que toute ma famille est morte, hein ?
Refoulant ses larmes, elle continua :
_ Pour lui dire que je suis orpheline, que je n'ai aucun endroit pour vivre, que je vais me retrouver à la DASS. C'est ça que tu veux que je lui écrive ? Et puis pourquoi je parle à une chouette moi ? Je dois vraiment être folle... mais j'ai de quoi non ? Qu'est-ce que t'en pense ? Hein ? Ne me répond pas surtout ! Pff... Non mais ça ne va pas mieux moi. Et bien non, ça ne va pas du tout... Je suis seule au milieu d'une maison en flammes. Je n'ai plus de famille, plus rien. J'ai perdu toutes les choses auxquelles je tenais. Et puis ben je suis à la rue, sans argent sans rien. Voilà tu es contente ? Et tu vois je n'ai même pas de quoi écrire pour répondre à ta femme là. Donc tu vois ça ne sert à rien que tu attendes.
La chouette déploya alors ses ailes et s'envola, fuyant cette fille décérébrée.
_ Non attends ! Ce n'est pas ce que j'ai voulu dire ! Ne me laisse pas là ! Pas toute seule ! Attends !
Alice était de nouveau seule. Elle décida de s'éloigner de la maison. En effet elle entendait les pompiers au loin et elle ne voulait pas être trouvée pour se retrouver à la DASS. Elle reprit le chemin des mûres, lentement cette fois. Elle s'affala à l'endroit où la chouette s'était posée et resta là ruminant ses pensées.
Qu'allait-elle devenir ? Sans argent, elle ne pouvait rien faire. De plus elle n'avait nulle part où aller. Soudain, elle sentit son portable vibrer. Comment avait-elle pu l'oublier ? A présent elle pouvait joindre Anaïs, sa meilleure amie ou quelqu'un d'autre qui pourrait l'aider... En attendant, il fallait qu'elle réponde : c'était Anaïs !
_ Ana, heureusement que tu appelles lâcha-t-elle dans un souffle.
_ Pourquoi, qu'est ce qu'il y a ?
_ Ça ne va pas du tout...
Elle sentit ses lèvres trembler.
_ Quoi racontes !
_C'est c'est ... Bégaya-t-elle.
Alice s'arrêta soudain de parler. Devant elle venait de se produire quelque chose de totalement insensé, de surréaliste : une femme venait d'apparaître devant elle.
_ Quoi ? Qu'est-ce que tu as ?
Alice ne répondit pas. La femme devant elle était grande. Elle était habillée d'une longue robe vert émeraude et coiffée d'un chignon strict. Tout de cette femme dégageait une aura de sévérité. Elle ne paraissait pas dérangée outre mesure d'apparaître comme ça au milieu de nulle part. Elle paraissait trouver ça parfaitement normal. Elle regardait à présent Alice qui était estomaquée. Elle se rendit compte alors qu'elle avait la bouche ouverte, elle s'empressa de la refermer.
_ Ho ! Qu'est-ce que tu fous !!!
_ Heu, je te rappelle !
Alice se releva.
_ Çà alors comment vous faites ça ?
_ Bonjour d'abord...
L'étrange femme parlait Anglais. Chaque été, Alice effectuait un séjour d'un mois et demi en Angleterre, correspondait donc très régulièrement en Anglais et avait 6h d'Anglais par semaine. Grâce à cela elle était considérée comme quasi bilingue.
_ Excusez-moi, bonjour.
_ Je suis le professeur Mcgonagall et je suis la directrice de l'école de sorcellerie de Poudlard.
Elle regarda alors Alice qui, gênée baissa les yeux pour tomber sur son tee-shirt. Épouvantable : aussi marron de terre que son short. Elle se passa la main dans les cheveux mais ne put la passer jusqu'en bas. Des n½uds jusqu'à la racine, ils étaient touffus et sentaient la fumée.
_ Pourquoi êtes-vous dans un état si peu présentable ?
Alice trouvait que la question était tout à fait déplacée dans le contexte. C'était plutôt à elle de poser des questions comme « Que faites vous ici ? Comment avez-vous fait pour apparaître comme ça devant moi, venant de nulle part ? » Mais elle sentit que la femme n'aimait pas du tout être contrariée et qu'elle devait répondre à sa question pour ne pas la mettre en colère. Mais elle-même était en colère et elle n'avait pas envie de se laisser faire par une femme qui devait avoir le triple de son âge et qui plus est directrice d'une école de magie imaginaire. Elle répondit alors ironiquement :
_ Voyez-vous, il se trouve que ma maison vient de brûler
Le Professeur parût perdre soudain son assurance.
_ Et que, continua Alice, toute ma famille se trouvait à l'intérieur. Tout le monde est mort comme vous pouvez vous en douter. Je me retrouve par conséquent « à la rue » sans argent, sans objets personnels, sans famille NI RIEN DU TOUT !
Alice était devenue hystérique. Tremblant de rage, de douleur, les larmes coulaient une nouvelle fois de ses yeux.
Mcgonagall était livide. Elle avait reculé d'un pas en se demandant sûrement pour qui se prenait Alice.
_ Excusez-moi, je n'étais pas au courant, dit-elle d'une voix douce. Et si vous me racontiez calmement ce qui vous est arrivé devant une tasse de thé ?
_ Ah ben oui pourquoi pas mais expliquez moi d'abord comment on le fera votre thé ? Lui demanda Alice avec un sourire goguenard. Avec une baguette magique je suppose...
_ Vous supposez très bien, répondit Mcgonagall, ignorant cette remarque désopilante.
Sous le regard plus que surpris d'Alice, elle sortit une baguette de bois qui devait être la fameuse baguette magique, et fit apparaître une théière fumante en argent et deux tasses assorties.
_ Co-comment avez-vous fais cela ? Bredouilla Alice.
_ C'est de la magie ma chère. Mais nous en parlerons plus tard, racontez moi ce qu'il vous est arrivé. »
Alice faisant fi de ce qu'elle venait de voir décida de tout raconter à cette femme étrange qui lui servait à présent du thé à la bergamote (son préféré). Elle omit cependant l'épisode du rêve et de ce qu'elle voulait faire dans les flammes. Mcgonagall l'écouta sans broncher hochant parfois la tête de façon compatissante. Alice posa enfin la question qui lui brûlait les lèvres depuis un long moment.
_ Maintenant dites-moi comment se fait-il que vous puissiez faire apparaître comme ça où et quand vous voulez, que par un simple mouvement de bout de bois vous fassiez venir de nulle part ce que vous voulez, que vous connaissiez mon nom, mon adresse et...
_ Je vais vous expliquer, coupa le professeur, mais j'aimerais avant tout que nous allions dans un endroit sûr, j'ai peur que ceux qui ont fait brûler votre maison ne reviennent.
_ Que voulez-vous dire ? Demanda Alice. Cet incendie serait d'origine criminelle ?
_ J'en ai bien peur, oui. Mais partons, je vous dirai cela plus en détail là-bas.
_ Bien, de toute façon je n'ai plus rien à faire ici. Où allons-nous ?
_ A Poudlard bien sûr, répondit le professeur, comme si c'était évident.

Mcgonagall prit le bras d'Alice et lui ordonna de ne le lâcher sous aucun prétexte. Elles firent alors un pas en avant et Alice détesta tout de suite. Elles tournoyaient au milieu de nulle part et Alice avait l'impression que quelqu'un la tirait ailleurs par le nombril. Soudain tout s'arrêta. Elles se retrouvèrent devant un pub miteux. Alice vacilla sous le choc. Elle était éberluée : en un rien de seconde, elles avaient changé de paysage, de pays surement. Le mystère était quand à lui, bien réel : comment avait-elle fait cela ? Alice dissimula sa curiosité, la femme avait dit qu'elle répondrait plus tard à ses questions. Sur la façade du pub, il y avait une tête de sanglier rongée aux mites. Alice se détourna de cette vision quelque peu immonde et regarda autour d'elle : elles se trouvaient dans une grande rue. Des deux côtés, il y avait des petits commerces (« Mme Gaichiffon : le prêt à sorcier tel que vous l'aimez », une sorte de poste avec des hiboux de toutes tailles et de toutes les couleurs, au loin un grand pub du nom des « Trois Balais »). Alice était curieuse de visiter toutes ses boutiques qui avaient l'air magiques mais elle dut suivre le professeur le long de la grande rue.
Au bout d'un moment, elle aperçut un immense château. Alice était impressionnée, le château était gigantesque : une multitude de tours, de tourelles entouraient la partie principale. Des centaines de petites fenêtres étaient disposées de façon tout à fait désordonnée. On pouvait voir à travers des petites lueurs vacillantes : des flammes apparemment. Le professeur Mcgonagall marchait très vite, Alice avait du mal à suivre. Elles passèrent un grand portail. Alice regardait tout autour d'elle : elle aperçut une cabane en bois. En fait c'était plus une petite maison qu'une cabane. De celle-ci sortit un être tout à fait extraordinaire : ce ne pouvait être un homme, il était trop grand, il devait mesurer au moins deux fois la taille d'un homme « normal » ; c'était peut-être un géant. Celui-ci salua le Professeur qui lui répondit d'un signe de tête. Un immense parc entourait le château. Apparemment, un combat venait de se dérouler car elle remarqua que la façade du château n'était pas en très bon état : il manquait des tuiles, des traces noires témoignaient la présence de flammes anciennes. De plus, à certains endroits, les rambardes de l'escalier qui menait à l'entrée étaient en morceaux, l'immense porte d'entrée en chêne massif, était brisée.
Alice se demandait ce qui avait bien pu se passer, elle voulut poser la question à Mcgonagall mais celle-ci ne paraissait pas disposée à répondre à ses questions. Les deux femmes montèrent les marches qui menaient à l'intérieur, traversèrent d'innombrables couloirs, croisèrent des dizaines de personnes toutes habillées de la même manière que le professeur. Celle-ci les saluait tous d'un signe de tête préoccupé. Elle conduisit Alice devant une gargouille de pierre et prononça ce qui devait être un mot de passe (« Dumbledore »). La gargouille pivota et laissa place à un escalier de pierre en colimaçon. Elles entrèrent, la gargouille se referma et l'escalier se mit à tourner sur lui-même. Alice vacilla, déséquilibrée, mais réussit à se rattraper avant de tomber sur le professeur. Elle ouvrit la porte et elles pénétrèrent dans une pièce dont les murs étaient recouverts de tableaux représentant des portraits d'hommes et de femmes. Le décor aurait pu paraître normal si seulement les personnages ne bougeaient ni ne parlaient pas entre eux, certains même changeaient de cadres pour aller parler à d'autres ! Ce n'était pas là le plus étrange : des dizaines de petits objets sur une table se déplaçaient eux-mêmes, vibraient, certains sursautèrent à l'entrée des deux femmes. Alice jetait des coups d'½il de partout mais essayait de le faire discrètement pour ne pas paraître trop malpolie. Mcgonagall s'assit sur un grand fauteuil derrière un bureau assorti. Elle invita Alice à en faire de même :
_ Asseyez-vous, je vous en prie, vous en aurez certainement besoin.
Alice ne répondit pas et s'assit. Elle allait enfin savoir pourquoi elle était là, qui étaient tous ces gens étranges et en quoi consistait leur « magie ».
_ Je vais vous raconter une histoire qui fait partie de la vôtre. Je vous prie de ne pas m'interrompre, ça sera déjà assez dur comme ça.
Elle regarda Alice qui hocha la tête. La directrice poursuivit.
_ Tout a commencé au moment où un grand sorcier à fait régner le mal partout où il passait. Cet homme se faisait appeler V...
Elle s'arrêta soudain puis se reprit.
_ Voldemort, continua-t-elle en frissonnant. Son seul nom faisait trembler les plus téméraires d'entre nous. Des personnes dénudées de tout sentiment humain l'ont rejoint, on les appelle les Mangemorts. Voldemort n'avait pas d'autre but que de dominer le monde par le mal. Il tuait tout ce qui l'empêchait d'atteindre son objectif. En plus de tout le mal qu'il infligeait à des centaines de personnes innocentes, il profitait aussi des femmes.
Mcgonagall parût à ce moment là très gênées, son visage s'empourpra mais elle continua :
_ Lui et ses fidèles, (elle s'éclaircit la gorge comme si cela pouvait l'aider à dire ce qu'elle ne voulait pas) les violaient. Puis, ils les tuaient. Oui (Alice avait plaqué sa main devant sa bouche en signe d'effarement), sans aucun état d'âme...
Alice remarqua qu'elle commençait à prendre une voix plus douce comme si elle abordait le sujet délicat du problème.
_ Un soir, Voldemort est rentré dans un hôtel et y a rencontré votre mère. Vous... Vous avez été conçue lors...lors...
Mcgonagall n'arrivait pas à trouver de mot moins violent que « viol ». Alice la regardait ironiquement :
_ Voyons, c'est impossible, dit elle avec assurance, elle ne voulait pas montrer qu'elle était troublée. Ce Voldemort ne peut être mon père, mon père était celui qui vivait avec ma mère, avec moi ensuite et...
_ Non. Je vous assure que...
_ Voyons c'est insensé ! Rétorqua Alice avec colère. Mon père était celui que j'appelais « Papa », celui que ma mère aimait et...
_ Miss Gauthier, je sais que c'est dur mais...
_ Et bien soit, montrez-moi une preuve de se que vous avancez et je vous croirais !
Le professeur ne répondit pas. Elle s'approcha d'une petite armoire, l'ouvrit et en sortit une bassine de pierre. Elle était peu profonde et les bords étaient gravés de symboles étranges. Elle contenait une substance brillante inconnue de toute propriété chimique rationnelle. La curiosité d'Alice s'en trouva aiguisée. Elle voulut s'en approcher mais se retint. Mcgonagall prit sa baguette magique et en effleura la surface : elle devint immédiatement transparente. Elle prit la parole :
_ Voici la preuve miss Gauthier, êtes vous sûre que vous voulez l'avoir ?
_ Oui, répondit Alice, je veux savoir ce qui s'est passé.
Elle ne croyait pas du tout aux histoires de cette femme mais était curieuse de ce qu'une bassine de pierre et d'un liquide bizarre pouvaient dévoiler comme preuve. Le professeur lui dit de toucher le liquide du bout des doigts. Lorsqu'Alice s'exécuta, le bureau du professeur parut basculer et elle se sentit aspiré à l'intérieur de la bassine. Elle sombra dans l'obscurité et se retrouva allongée par terre dans une pièce qu'elle ne connaissait pas. On aurait dit une chambre d'hôtel. Une femme qu'elle n'eut aucun mal à identifier était allongée sur le lit et lisait. C'était sa mère. Elle paraissait beaucoup plus jeune qu'aujourd'hui. Bouleversée, Alice s'approcha :
_ Maman ?
Elle ne répondit pas.
_ Maman, ça va ? Tu, tu m'entends ?
Apparemment non. Alice ne comprenait pas comment elle pouvait contempler sa mère rajeunie alors qu'elle venait de mourir l'après-midi. Elle n'eut pas le temps de se poser plus de questions car elle entendit du bruit dans le couloir.
La porte s'ouvrit à la volée. Un homme entra. Il était grand et habillé étrangement : il portait une cape noire et une longue robe de la même couleur. Cela aurait pu être grotesque si son visage n'avait pas tant inspiré la terreur : blanc comme la craie, ses yeux étaient effrayants, ils étaient rouge sang. Son nez n'en était plus un, ses narines étaient plates et en longueur. Tout dans son visage rappelait la face d'un serpent.
Il s'avança vers la mère d'Alice.
_ Qui êtes vous ? Demanda-t-elle. Que faites-vous dans ma chambre ?
Il ne répondit pas. Il chercha quelque chose des yeux mais ne le trouva pas apparemment. Il sortit sa baguette magique et la pointa sur la femme. Il ne se passa rien.
_ Sortez d'ici ! cria sa mère sans se laisser impressionner.
_ Tais-toi ! Et ou est ta baguette magique ?
_ Une baguette magique ? Fit-elle en riant jaune. Je n'en ai jamais eue moi ! Figurez vous que je suis une cracmole.
Voldemort tressaillit mais dit avec un ton doucereux :
_ Ce n'est pas grave, tant mieux plutôt...
Sur ces paroles inquiétantes, Lord Voldemort s'approcha de la femme d'un air menaçant. La femme cria, voulut s'enfuir mais le sorcier l'immobilisa avec sa baguette magique. Elle ne put que le regarder s'avancer avec des yeux exorbités, le sentir commencer à déchirer ses vêtements, puis elle sembla sombrer dans une sourde torpeur. Alice cria, voulu empêcher l'homme de faire ce qu'il avait en tête mais ses bras lui passèrent au travers. De toute façon, il ne lui accordait pas la moindre attention...
Le décor s'estompa soudain mais resta le même, seules les lueurs de dehors avaient changées, il faisait nuit. L'homme qui avait violé sa mère était en train de tirer les cheveux de sa mère avec sa baguette. Alice le regarda avec répugnance. Elle aurait tellement voulu faire quelque chose, agir ! En fait, ce n'était pas des cheveux, c'était des sortes de filaments argentés.
Le décor s'estompa de nouveau mais quand il réapparut, il semblait que seulement quelques secondes s'étaient écoulées. L'homme était en train de ranger un petit flacon dans sa robe. Alice sursauta, son père rajeuni lui aussi venait d'entrer dans la pièce. Il regardait estomaqué l'homme qui avait sorti sa baguette et qui la pointait sur sa femme (« Oubliettes ! »). L'instant d'après il se jetait sur lui. Son geste, courageux certes, n'eut d'autre effet que de se retrouver projeté contre un mur. Voldemort lui fit la même chose que sa femme et disparut.
Alice se retrouva dans l'obscurité puis elle se sentit aspirée cette fois-ci par le haut et se retrouva dans le bureau de Mcgonagall.

Alice était tellement choquée qu'elle s'assit automatiquement sur la chaise et resta muette. Mcgonagall respecta son silence. Au bout d'un long moment, Alice releva la tête.
_ Merci. Dit-elle. Merci de m'avoir montré la vérité. La vérité sur moi, mes parents...
Mcgonagall ne dit rien.
_ Maintenant, je peux tout vous dire... Je ne voulais pas y croire quand j'ai découvert ça... Vous savez, ce n'était pas parce que j'avais un doute sur mes parents, mais... disons que j'étais simplement curieuse... où alors c'était mon inconscient qui m'envoyait des signes, je ne sais pas... Bref c'était un jour comme les autres. Il se trouvait que j'étais seule chez moi et j'ai eu envie de regarder le livret de famille... Je ne sais pas pourquoi. Lorsque j'ai regardé à mon nom, j'ai trouvé un papier... Évidement je l'ai lu... Je n'aurais pas du... Pourquoi l'ai-je fais ? Par acquis de conscience peut-être... Et sur ce papier il y avait un test ADN, un test qui disait que mon père ne l'était pas... du moins biologiquement... Pourtant, sur le livret de famille, mon père était bien celui que je connaissais... J'ai tout remis en place et n'en ai parlé à personne. Je ne voulais pas y croire... Tellement, que je me suis persuadé que les médecins avaient fait une erreur. Quelle idiote ! ...
Alice ne contrôlait plus ses nerfs : elle tremblait frénétiquement, son corps secoué de sanglots, elle disait des mots sans suite. Le professeur s'approcha d'elle et la prit maladroitement dans ses bras, lui tapotant dans le dos en murmurant :
_ Allez, allez...Chut, chuuuut...
Au bout d'un long moment, Alice s'arrêta de pleurer. Elle se rassit sur sa chaise et attendit que la directrice dise quelque chose.
_ Préférez-vous allez vous coucher et je vous dirai ce que je dois vous dire demain, ou que je vous dise maintenant ?
_ Je préférerais autant que vous me disiez tout, tout de suite.
_ Vous êtes sûre, vous paraissez épuisée...
_ Oui, je le veux.
Alice se demandait ce qui lui arrivait, elle bouillait intérieurement, elle sentait que plus rien maintenant ne pourrait la choquer, c'était comme s'il y avait eu une barrière infranchissable entre elle et les révélations que la directrice allait lui faire. Insensible. La directrice n'insista pas.
_ Votre père était un sorcier puissant, commença Mcgonagall. Qui avait des pouvoirs terribles. A moins que je ne me trompe, vous avez hérité de ses pouvoirs. Vous allez devenir une sorcière puissante vous aussi. J'espère simplement avec des ambitions beaucoup moins meurtrières.
_ Je ne veux pas devenir comme mon père biologique et s'il vous plaît, cessez de l'appeler comme mon père, appelez le par son nom, je ne veut pas être considérée comme sa fille, dit froidement Alice.
_ Bien. Vous allez donc passer les vacances à Poudlard pour essayer d'apprendre les choses essentielles de la Magie. Normalement, vous pourrez rentrer en 7ème année à la rentrée. Cela ne posera pas de problème je pense, étant donné qu'il faut restaurer le château, tous les professeurs de Poudlard seront là.
_ En gros, je n'ai pas le choix, je suis obligée de rester ici ?
_ Il ne me semble pas que vous préférez vivre dans une famille d'accueil jusqu'à que vous ayez un travail pour être indépendante ?
_ Non, en effet...
_ Alors la question est réglée. Bien sûr, vous n'aurez droit à aucun traitement de faveur. Les « vacances » vont être rudes mais je pense que nous y arriverons.
_ Oui. Mais je n'ai aucun instrument de travail, pas de baguette magique ni rien...
_ Nous irons demain faire les achats nécessaires.
_ Je veux bien, seulement, je n'ai pas d'argent !
_ Nous nous arrangerons pour récupérer l'argent de vos parents et de le transformer en notre monnaie.
_ Mais comment ?
_ Par la Magie bien sûr !
_ Ah...
Oui, il faudrait un long moment avant qu'Alice s'habitue à la magie...
Il y eut un instant de silence puis Alice posa la question qui lui brûlait des lèvres depuis que le professeur avait émit l'hypothèse de l'incendie volontaire.
_ Selon vous, qui a bien pu vouloir faire brûler ma maison et, elle déglutit avec difficulté. Ma famille ?
Le professeur poussa un long soupir. Elle fit apparaître le même service à thé que dans les bois. Elle servit une tasse pour Alice et une pour elle-même. Puis, elle commença son récit.
_ L'immense pouvoir de Voldemort dura longtemps. Il dura jusqu'au jour où il s'attaqua à un certain Harry Potter...

Le récit de Mcgonagall dura longtemps. Elle raconta toute une histoire jusqu'à la fin, l'attaque du château, l'énorme combat et enfin la disparition de Voldemort. A la fin elle répondit à la question d'Alice :
_ Je pense que votre maison à été détruite par des Mangemorts en fuite.
_ Mais pourquoi ?
_ Ils devaient être au courant pour vous, ou alors ils étaient simplement furieux d'avoir été vaincus. De toute façon, nous allons éliminer les derniers en fuite. Maintenant allons nous coucher, si vous avez des questions, j'y répondrai demain, c'est trop tard pour ce soir.
_ Mais...
_ Avez-vous vu l'heure ? dit le professeur d'un ton sec.
Alice regarda par la fenêtre et fut surprise de voir que le jour s'était couché depuis bien longtemps. Le ciel était d'un noir d'encre.
_ J'aimerais moi aussi me reposer, reprit la directrice. Vous allez dormir à l'infirmerie, en attendant que votre nouvelle chambre soit prête. Venez je vais vous accompagner.
Elles sortirent du bureau et prirent le même dédale de couloirs. Alice commençait à sentir la fatigue, elle ne remarqua pas tous les tableaux qui chuchotaient sur leur passage ; elle ne remarqua pas non plus toutes les personnes qui la montrait du doigt d'un air interrogateur. Elles pénétrèrent dans l'infirmerie : une grande salle avec des lits entourés de rideaux alignés le long des murs. Presque tous étaient occupés par des hommes, des femmes des adolescents, parfois à peine plus jeunes qu'elle, tous blessés. Mcgonagall l'accompagna vers un lit libre tout au fond. Elle lui donna une chemise de nuit puis lui souhaita bonne nuit et partit. Alice regarda autour d'elle. Les rideaux étaient tirés sur certains lits. Elle entendait des sanglots venant de là. Mal à l'aise, elle ferma ses propres rideaux, se changea puis se coucha.
Alice était épuisée mais elle ne parvenait pas à dormir. Il s'était passé trop de choses aujourd'hui : la lettre, la maison brûlée, le rêve, Mcgonagall, sa magie, le château et enfin toutes ses révélations. Tout cela paraissait extraordinaire, et pourtant c'était bien réel. Cette magie fonctionnait et apparemment, elle était capable d'en faire... Mais elle doutait singulièrement qu'elle fut capable de produire ne serait-ce qu'une seule étincelle. L'étrange femme lui avait dit qu'elle avait sans doute hérité de l'immense pouvoir de son père. Son père. Un homme affreux. Alice avait honte d'être sa fille. La fille d'un « homme » qui passait son temps à tuer des centaines de gens totalement innocents. Atroce.
Longtemps, Alice se tourna et se retourna dans son lit.

# Posté le lundi 08 septembre 2008 15:31

Modifié le samedi 11 avril 2009 04:42

Chapitre 2

Chapitre 2
Au bout de seulement 4h, le professeur Mcgonagall vint la réveiller. En effet, elles devaient aller acheter des fournitures pour Alice. Au moment de petit déjeuner, Alice fut surprise du nombre de personnes présentes au château.
_ Ce n'est pas sensé être les vacances scolaires ? Demanda-t-elle à Mcgonagall.
_ Si bien sûr, mais compte tenu des événements récents, il y a forcément tout le monde, enfin, tous ceux qui ont participé à la bataille, les autres ont été rapatriés d'urgence chez eux. Venez, nous allons nous installer à la table des Gryffondors, nous déjeunerons vite et nous irons au chemin de Traverse.
Alice n'osa pas demander ce qu'était le chemin de Traverse, elle découvrirait bien sur place.
Elle se rendit compte qu'elle avait faim mais son appétit baissa singulièrement lorsqu'elle vit les ½ufs, le bacon et le porridge sur l'une des quatre grandes tables où elles s'étaient assises. Elle qui était habituée à son chocolat chaud et à son pain frais grillé ! Elle répondit qu'elle n'avait pas faim au professeur lorsqu'elle s'était étonnée de ne pas la voir manger. Elle observa les personnes autour d'elle. Pas très loin d'elle il y avait un groupe formé d'une dizaine de personnes qui discutaient avec animation du combat de la veille. La plupart d'entre eux étaient roux, ce devait être une grande famille. Les deux autres jeunes gens étaient un garçon aux cheveux noir et une fille brune. Tous avaient l'air très fatigué et portaient les traces d'un rude combat. Elle voulut les écouter pour en savoir plus mais le professeur Mcgonagall lui dit à ce moment qu'il était temps d'y aller. Elle l'emmena cette fois vers une cheminée située dans une petite pièce qui donnait sur la grande salle.
_ Vous allez prendre une poignée de cette poudre (elle sortit un petit sachet de toile d'une poche de sa robe), la jeter dans le feu et prononcer distinctement « Chemin de Traverse ».
Alice n'avait pas, mais alors pas du tout, envie d'entrer dans une cheminée pleine de suie, évidemment et qui plus est, allumée. Elle commençait à ce demander si la personne en face d'elle était réellement saine d'esprit.
_ Je dois rentrer dans le feu ? demanda-t-elle ironiquement.
_ Tout à fait. Mais hâtez-vous un peu, je ne voudrais pas rentrer trop tard, vous avez beaucoup de choses à apprendre...
_ Je... Hem, je ne risque rien ?
Devant le froncement de sourcils si expressif du professeur, Alice se tourna vers la cheminée. Elle prit résolument une poignée de poudre et la jeta dans le feu. A sa grande surprise, les flammes devinrent vertes émeraudes. Montrant plus de courage qu'elle n'en avait réellement, elle s'avança dans la cheminée. Elle fut surprise des flammes, elle ne les sentait absolument pas ! D'une voix un peu tremblante, elle prononça les mots « Chemin de Traverse ».
Ce mode de transport était encore plus étrange que le « transplanage » de la veille. Alice tournait sur elle-même de plus en plus vite. Elle voyait l'intérieur de dizaines de cheminées très rapidement. Puis la suie s'accumula tellement dans ses yeux qu'il lui fut impossible de voir plus longtemps. Tout d'un coup elle s'arrêta de tourner et elle tomba face contre terre, sur des pavés bien alignés. Elle se releva avec difficulté. Elle se trouvait dans une rue encombrée, des dizaines de personnes se bousculaient, se pressant dans les multiples boutiques qui bordaient la rue comme s'il était vital qu'ils soient les premiers.
La directrice arriva quelques secondes après. Elle, par contre, n'avait pas de suie dans les yeux et était parfaitement propre. Elle jeta un coup d'½il à Alice puis dit sèchement :
_ Vous auriez tout de même pu faire un brin de toilette.
Alice se regarda dans une vitrine. Il était vrai que sur le moment elle n'était pas vraiment présentable : ses baskets rouges, son minishort en jean et son teeshirt jaune présentaient un mélange de terre et de suie. Ses cheveux noirs étaient pires que la veille. Elle avait des cernes énormes et le teint cireux.
_ Hem, nous venons quand même de faire un voyage dans une cheminée et il est donc normal d'être couverte de suie, dit-elle pour se donner une contenance.
_ Je vais arranger cela.
Elle sortit sa baguette magique et la passa sur les vêtements d'Alice. Ceux-ci redevinrent dans leur état initial.
_ Ah, merci, ça va mieux.
_ Il faudra aussi acheter des vêtements convenables...
Alice regarda autour d'elle. Tout le monde portait d'étranges robes de couleurs différentes dans le même style que Mcgonagall. Une femme passa près d'elle en jetant un regard dédaigneux à Alice en murmurant « Non mais vraiment ... ».
_ Oui, en effet, dit elle en se tournant vers Mcgonagall.
_ On va commencer par aller récupérer de l'argent.
Les deux femmes partirent. Elles allèrent à la banque de Gringotts (Alice fut enchantée de rencontrer ces étranges créatures appelées gobelins mais le fut nettement moins lorsque l'un d'eux lui annonça que le dragon qui gardait certains coffres était revenu.), acheter des robes pour l'école et une robe de soirée vert anis qui allait parfaitement bien avec ses yeux. Elles allèrent ensuite chez l'apothicaire, chez Fleury et Botts, et entrèrent enfin dans la boutique d'Olivenders. C'était de loin l'achat qu'Alice désirait le plus. Elle s'attendait à une boutique pleine de couleurs, dans une ambiance joyeuse, où des feux d'artifices explosaient en permanence ; elle fut singulièrement refroidie en entrant dans un magasin minuscule, sombre et pas du tout joyeux. Mais elle était tout de même contente en sortant de pouvoir tenir SA baguette dans ses mains même si pour l'instant elle n'en avait pas du tout l'utilité.

De retour à Poudlard (Alice était de nouveau couverte de suie) elles allèrent directement au bureau de Mcgonagall.
_ Bien, dit le professeur. Il est temps de commencer votre apprentissage de la magie. Vous allez étudier les matières principales qui sont : la Métamorphose – enseignée par moi-même, les Sortilèges - enseignés par le professeur Flitwick, les Potions, par notre nouveau professeur, Mrs Dixon , la botanique par le professeur Chourave et la défense contre les forces du mal. Pour l'instant, nous n'avons pas de professeur mais je pense que nous pourrons nous arranger.
_ Il n'y a que cinq matières ?
_ Oh, bien sûr il y a les options mais je pense que votre programme va être assez lourd comme ça.
_ Bien. Quand allons-nous commencer ?
_ Tout de suite si vous le voulez bien.
Elle fit apparaître une aiguille à coudre.
_ Nous commencerons par quelque chose de simple. Vous allez transformer cette aiguille en allumette. Pour cela...
Elle fut interrompue par des coups frappés contre la porte en chêne. (« Entrez ! ») Entrèrent alors les deux jeune gens qu'elle avait observé le matin au petit déjeuner suivi par un grand roux. Tous trois regardèrent avec étonnement la jeune fille puis se tournèrent vers la directrice. La fille adressa à Alice un sourire amical auquel elle s'empressa de répondre.
_ Bonjour professeur, commença le jeune homme aux cheveux noirs qui portait des lunettes.
_ Bonjour Potter, à vous aussi, dit elle aux deux autres.
_ En fait, dit la fille, nous voudrions savoir s'il était possible de reprendre les cours. Nous ne sommes pas allés à l'école l'année dernière pour les raisons que vous connaissez et on voudrait finir nos études.
_ Et bien, je ne pense pas qu'il y ait de problème. Vous voulez rentrez en 7ème année c'est cela ?
_ Oui c'est bien ça, répondit le jeune homme roux.
_ Et bien, vous recevrez votre lettre comme d'habitude en Août.
_ En fait, reprit l'autre, nous voudrions vous apporter notre aide pour restaurer le château... Après tout, c'est de ma faute si Voldemort est venu jusqu'ici...
_ C'est très aimable de votre part Potter, je pense en effet que vous ne serez pas de trop pour faire ce travail parce qu'il y en a beaucoup. J'espère que ce sera fini pour la rentrée...
Elle regarda Alice qui ne voulait pas se faire remarquer tant elle était intimidée par ces gens qui, on pouvait dire cela comme ça, avaient sauvé le monde des sorciers. Elle s'était souvenue de l'histoire que Mcgonagall lui avait raconté pendant la nuit et elle était certaine que c'était bien les mêmes personnes.
_ Ah, oui, Potter j'aurais besoin de vos services. Mais permettez moi d'abord de vous présentez Miss Gauthier.
Tous les trois se tournèrent vers la fille.
_ Cette jeune fille est française mais parle parfaitement l'anglais. Elle va suivre des cours tout l'été pour pouvoir rentrer en 7ème année le 1er septembre.
_ Mais pourquoi...commença le roux.
_ Elle vous racontera elle-même son histoire si elle le souhaite. De toute façon vous serez ensemble en cours. Comme vous le savez, il nous manque toujours un professeur de défense contre les forces du Mal. En attendant d'un trouver un, Potter, je voulais vous demander si vous pouviez enseigner à Miss Gauthier les bases de la DCFM et puis les sortilèges de défense que vous enseigniez à l'Armée de Dumbledore.
En disant cela, la directrice fit un clin d'½il amusé aux trois.
_ Bien sûr, reprit-elle, cela est provisoire mais nous n'avons pas beaucoup de temps devant nous et il faut que Miss Gauthier ait acquis le plus de connaissances possibles pour la rentrée.
_ Pas de problème professeur. Je m'en chargerai d'enseigner ce que je sais à Alice. Mais, ce sera surtout de la pratique parce que moi, la théorie d'Ombrage...
_ Hem... Si vous pouviez éviter de prononcer ce nom, je vous en serai reconnaissante. Voyez-vous, cette bonne femme était si... Hem, pardonnez-moi.
_ Pas de problème Professeur, dit Harry Potter esquissant un sourire.
Tout trois partirent.
_ Bien. Comme je vous disais, vous allez essayer de transformer cette aiguille en allumette. Prenez votre baguette.
Impatiente de faire de la magie, Alice la sortit aussitôt.
_ Vous faites exactement comme moi.
Elle pointa sa baguette sur l'aiguille et prononça une formule. L'aiguille se métamorphosa aussitôt en allumette. Alice, soucieuse de bien faire, se concentra, pointa sa baguette, se redit la formule dans sa tête et... l'aiguille de transforma d'elle-même !
_ Vous... Vous n'avez pas prononcé la formule ? La directrice était estomaquée.
_ Euh, non... répondit elle hésitante.
_ Et bien, pour un premier essai, c'est très bien ! C'est même fantastique ! Je ne pensais vraiment pas que pour un premier essai, vous qui n'aviez jamais fais de magie...
Alice rougit sous le compliment, elle sentait que ceux de Mcgonagall étaient rares.
_ Pouvez vous faire la même chose ?
_ Heu, je le pense oui...
Après un deuxième essai le professeur lui demanda de faire l'inverse. Elle lui dit la formule puis Alice s'exécuta.
_ Ça alors...
Elle lui fit faire d'autres exercices de plus en plus compliqués. Alice les enchainait avec une facilité déconcertante. Après un exercice apparemment de haut niveau qu'Alice avait réussi immédiatement, Mcgonagall s'assit dans son fauteuil, ferma les yeux et soupira longuement. Alice attendit qu'elle prenne la parole sentant qu'elle était dans tous ses états.
_ Et bien et bien... Marmonnait-elle. Si je m'attendais... C'est impossible... et pourtant...
Elle reprit une voix qu'elle voulait normale et dit :
_ Hem... Ce que vous venez de faire là, c'était des exercices que moi-même je ne suis parvenue à faire que récemment et pourtant, je suis professeur de métamorphose ! Vous êtes très douée, Miss, très douée... Vous ne semblez avoir aucune limite !
Elle prit un antique grimoire sur une étagère. Elle le feuilletant en murmurant pour elle-même que c'était impossible, tout à fait impossible.
_ Tenez, dit elle en lui donnant le livre ouvert à le dernière page, lisez et exécutez.
Alice lut les instructions. Cette fois il lui fallut un peu plus de concentration mais elle l'exécuta rapidement. La directrice avait à présent un regard sévère. Elle reprit vivement le livre puis referma brutalement l'armoire. Elle fit ensuite les cent pas derrière son bureau, l'air toujours furieux.
_ Excusez moi mais, commença Alice. Vous avez l'air furieuse, pourquoi ?
Mcgonagall se tourna vers elle et lui lança un regard perçant.
_ Très bien, dit elle d'un ton sec. Vous n'avez jamais fait de magie, ne la soupçonniez pas jusqu'à hier et vous exécutez devant moi des sorts tout à fait impossible pour moi alors que je suis le professeur de métamorphose !
_ Excusez moi, mais je ne pense pas que je le fais exprès !
Cette femme l'énervait. Après tout était-ce de sa faute si elle était douée pour la métamorphose ? Tout ça devait venir de son père.
_ Ce n'est pas de ma faute si j'ai hérité du pouvoir de mon père biologique, reprit-elle d'une voix forte. Et figurez-vous que je m'en passerais bien si c'est pour que mon professeur en soit jaloux !
_ Dites, je vous signale que vous parlez à votre professeur. Il faudrait que vous me montriez un peu plus de respect !
_ Du respect ? Moi manquer de respect ?s'étrangla Alice
_ Oui parfaitement !
_ Ce n'est pas moi qui en veux à une jeune fille qui possède apparemment un pouvoir supérieur au mien ! cria-t-elle.
Elle sortit précipitamment du bureau en claquant la porte. Arrivée dans le couloir, elle ne savait pas où aller. Elle prit sur la droite. Elle marchait très vite. Ce n'était tout de même pas sa faute si elle était plus douée que Mcgonagall. Sa rage se porta sur son père. Tout ça était de sa faute. Tout. Sa faute si elle pavait un pouvoir énorme qui rendait les gens jaloux. Sa faute si c'était une sorcière. Sa faute si sa maison avait brûlé, ses parents étaient morts, si elle était née... Si cet homme n'avait jamais existé, la vie aurait été simple : sa mère n'aurait pas été violée, ses parents n'auraient eut aucun secret et auraient vécu heureux.
Alice s'affala sur le sol de pierre à nouveau secouée de sanglots. Ses parents étaient morts. Toute sa famille. Horrible.

Une main se posa sur son épaule. Elle leva la tête et découvrit un jeune homme blond au regard interrogateur.
_ Ça ne va pas ?
_ Bien sûr que non ça ne va pas ! répondit-elle d'un ton tranchant.
_ A pardon, dit le jeune homme offensé. Je pensais simplement...
_ Et bien tu pensais mal ! Reprit-elle du même ton.
_ C'est bon, c'est bon, je m'en vais ! Dit il en reculant. Moi qui voulais pour une fois me rendre serviable, on ne m'y reprendra plus !
Il partit en lui jetant un regard méprisant. Alice n'était pas fière. Elle venait de rejeter méchamment un jeune homme qui ne lui avait rien fait. Qui voulait simplement l'aider... Elle se releva d'un bond et rejoignit le blond en criant :
_ Attend !
_ Qu'est ce que tu veux ? demanda-t-il agressivement.
_ Je... je voudrais m'excuser... dit-elle doucement.
_ A la bonne heure ! Non mais t'as vu comme tu m'as jeté ?
_ Ok, ok. Je voulais simplement me faire pardonner mais bon si tu insistes, je retire mes excuses ! dit-elle en s'énervant.
_ Vas 'y ! C'est ça, va-t-en !cria-t-il furieux.
_ C'est bon ! On ne m'y reprendra pas, à m'excuser moi...
Elle commençait à s'en aller lorsqu'elle prit conscience de ce qu'elle venait de dire. Elle se tourna vers le garçon qui lui souriait.
_ Bon, dit-il. Si on reprenait du début ?
_ Oui, répondit-elle en lui rendant son sourire. Je suis Alice Gauthier.
Elle lui tendit sa main.
_ Drago Malefoy, dit-il en la serrant.
Lorsque leurs mains se touchèrent Alice sentit que ce garçon était digne de confiance. Qu'il était franc. Elle regarda son visage. Il portait lui aussi les traces de combat. Mais dans ses yeux, il y avait autre chose. Comme de la tristesse.
_ Si tu me racontais ce qu'il ne va pas puisque maintenant je sais que ça ne va pas...dit il d'une voix douce.
_ C'est une très longue histoire...
_ Vas'y j'ai tout mon temps...
_ Figure-toi que je suis Française...
Alice lui raconta tout. Au fur et à mesure qu'elle parlait, elle sentait que le n½ud dans sa poitrine se desserrait. Tout, elle lui raconta tout ! Elle ne le connaissait pas et elle lui racontait toute sa vie ! Elle se traita d'imbécile mais continua, un peu fascinée par ce garçon si étrange en qui, étrangement elle avait déjà entièrement confiance. Il l'écoutait sans l'interrompre. Au moment des souvenirs de ses parents cependant, il parut extrêmement troublé. Elle lui demanda pourquoi mais il lui dit que ce n'était rien.
Elle continua son récit jusqu'au bout.
_ Voila tu sais tout, dit elle enfin.
_ Je comprends à présent pourquoi tu me disais que ça n'allait pas... Comparés aux tiens, mes problèmes me paraissent infiniment petits...
_ Qu'est-ce qui se passe ?
_ C'est très compliqué...
_ J'ai tout mon temps, dit-elle en souriant.
Il allait lui rendre la monnaie de sa pièce, il allait lui aussi raconter sa vie à une inconnue. Drago ouvrit la bouche mais avant qu'il n'ait pu dire quoi que ce soit, le professeur Mcgonagall surgit devant eux en disant :
_ Excusez moi Malefoy mais je dois parler à cette jeune fille...
_ Ce n'est rien, dit-il l'air gêné.
Alice se leva, lui adressa un sourire d'excuse puis suivit Mcgonagall.
Pendant un moment, il y eut un silence gêné tendit qu'elles descendaient les innombrables escaliers du château. Alice ne voulait pas parler la première, ce n'était pas à elle de faire ses excuses. Finalement, ce fut la directrice qui le rompit le silence.
_ Hem, je voulais m'excuser pour tout à l'heure... Je n'ai pas été très... Disons professionnelle
_ Je vous comprends très bien, répondit Alice. Vous êtes professeur et c'est difficile d'admettre que l'élève dépasse le maître.
_ C'est tout à fait cela. Je vous prie de m'excuser...
_ Ne vous en faites pas, c'est déjà oublié.
_ Il faudra tout de même que vous appreniez les sorts importants, ce n'est pas parce que vous êtes très douée, qu'il faut négliger la théorie, je vous ferai passer un livre de méthamorphose demain et vous devrez apprendre par c½urs tous les sorts et savoir, bien évidement, les exécuter, bien que je pense qu'ici, il y aura pas de problème...
_ D'accord.
_ A la fin de l'été, nous aurons de nouveau cours ensemble pour que je vérifie vos compétences.
_ Bien.

Elles étaient arrivées devant les portes de la Grande salle.
_ Bien. Ce soir je dois aller manger avec le nouveau Ministre de la Magie. Pour cette nuit, même si pour l'instant vous n'appartenez à aucune maison, vous demanderez à Miss Granger de vous montrer son dortoir dans la tour de Gryffondor. Lorsque vous serez prête demain matin, vous me rejoindrez dans mon bureau. Il est temps que vous commenciez les Sortilèges puisque je n'ai rien à vous apprendre. Je vous souhaite une bonne nuit Miss Gauthier.
_ Bonne nuit Professeur.
La directrice se dirigea vers un homme à la peau noire. Alice ne savait pas trop où aller et elle ne voulait pas que quelqu'un prenne pitié d'elle et lui demande de manger avec. Elle devait prouver qu'elle était capable de se débrouiller toute seule. Elle aperçut les trois jeunes gens qui étaient venus dans le bureau de Mcgonagall. Elle alla vers eux d'une démarche qu'elle voulait décidée.
_ Excuse moi, dit-elle à la jeune fille aux cheveux touffus. Est-ce que tu pourrais me montrer le dortoir des filles dans une tour de heu... Gry heu...
_ Gryffondor ?
_ Oui c'est cela. Parce que, en fait je n'ai pas tout comprit ce que Mcgonagall m'a dit, elle a dit que je n'appartenais à aucune maison mais que je devais dormir là-bas.
_ Ah ok. Je vois qu'elle ne t'a pas expliqué comment fonctionnait Poudlard... Mais assis-toi si tu veux le repas ne va pas tarder.
_ Merci.
Au moment où elle s'asseyait à coté de la fille, des plats remplis de mets succulents apparurent devant eux.
_ Ca alors, fit Alice ébahie.
_ Ah, ça tombe bien, dit le garçon aux cheveux roux. J'avais justement faim !
_ Ron, dit la fille d'un ton réprobateur. Tu as toujours faim...
_ Tu ne manges pas ? Demanda Harry Potter à Alice qui contemplait les plats qui se remplissaient aussitôt que quelqu'un le vidait.
_ Si si, répondit-elle sortant de sa rêverie. En fait ça fait très longtemps que je n'ai pas mangé !
Ce qui était vrai. Son dernier repas datait de la veille à midi lorsqu'elle avait encore toute sa famille. Chassant cette pensée, Alice se servit en quantité tout à fait raisonnable de chaque plat qu'il y avait devant elle.
_ Tu vas manger tout ça ? lui demanda la fille.
_ Je crois oui, j'ai vraiment très faim...
Tout au long du repas, elle lui expliqua ce qu'était Gryffondor, les maisons et tout un tas de choses sur le château. Alice écoutait attentivement tout en mangeant abondamment. Lorsque tous les plats eurent disparus, Mcgonagall se leva et le silence se fit.
_ Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs, Après la longue période noire de laquelle nous sortons tous, j'ai pensé qu'il allait de notre santé de se distraire quelque peu.
Des sourires apparurent sur les visages émaciés qui regardaient la directrice.
_ Je vous propose donc, demain soir un bal en l'honneur de notre victoire sur cet ex-Mage Noir !
La Salle éclata sous les applaudissements de toutes les personnes présentes. Des cris de joie retentirent et tout le monde se leva pour mieux montrer sa joie. .
_ Je vous donne donc rendez-vous à 20h précises demain devant cette Salle, ajouta-t-elle en essayant de couvrir le tumulte assourdissant.
_ C'est génial ! S'exclama Harry.
_ Trop bien ! Renchérit Ron.
_ Viens, lui dit la fille qui s'appelait Hermione Granger.
Tous les quatre sortirent en essayant de se frayer un passage dans les dizaines, non centaines, de personnes qui n'allaient pas assez vite à leur goût. Alice était émerveillée de voir tant de monde heureux de vivre. Tout le monde se donnait des tapes dans le dos avec un grand sourire, Des éclats de rires retentissaient de partout. Alice se dit que la période sombre en question devait être vraiment sombre pour que les gens en fêtent la fin avec tant de joie. Seul un jeune homme faisait exception, affichant un air triste, appuyé contre un mur qui regardait les gens passer avec une sorte d'envie. C'était le blond qu'Alice avait rencontré l'après-midi même.
_ Oh bichette il est tout seul, dit elle à Hermione.
_ Qu'est ce que tu as dit ? Bichette ça veux dire quoi ?
_ Ben beauseigne, le pauvre tout ça...
_ Ah... Et tu me disais quoi ?
_ Regarde le, il est tout seul...
_ Mais qui ?
Alice se tourna à l'endroit où elle avait vu Drago Malefoy mais il avait disparu.
_ A mince, il n'est plus là. Tant pis.
Hermione s'approcha de Ron et lui prit tendrement la main. Elle les suivit dans les innombrables escaliers qui n'en font qu'à leur tête, puis dans un dédale de couloirs dont les murs étaient tapissé de tableaux parlants. Enfin ils arrivèrent devant un tableau représentant une grosse dame avec une robe rose.
_ Mince, dit Ron. On n'a pas le mot de passe.
_ C'est « Dumbledore », dit une jeune fille rousse elle aussi.
Au mot Dumbledore, le tableau avait pivoté pour laisser place à une entrée secrète qui menait à une pièce circulaire chaleureuse, dans les tons rouges et or, remplie de fauteuils rouges défoncés. Tous s'assirent dans des fauteuils. Alice était gênée de s'asseoir avec eux. Elle ne les connaissait pratiquement pas et avait l'impression de s'incruster dans une amitié de longue date.
_ Viens avec nous, dit alors la fille rousse. Tu ne vas pas rester toute seule.
_ Merci, répondit Alice.
_ Je m'appelle Ginny Weasley. Et je suis la s½ur de Ron.
_ Moi c'est Alice Gauthier.
_ Gauthier... Tu as des origines Françaises non ?
_ En fait je le suis...
_ Et pourquoi tu n'es pas allée à Beauxbatons ? Demanda Harry.
_ Mcgonagall m'a dit qu'ils ne pouvaient pas m'accueillir.
_ A bon, s'étonna Hermione. Mais pourquoi tu arrives maintenant ?
_ Mcgonagall m'a dit que ma lettre s'était perdue.
_ C'est bizarre... Ce n'est jamais arrivé..., dit Harry.
_ Mais tu es une fille de moldu, il y aurait du avoir un sorcier qui te rende visite même si tu n'as pas reçu la lettre.
_ Je n'en sais pas plus que vous, répondit Alice en soupirant.
Elle ne voulait pas dire qu'elle était la fille de l'homme contre qui tous avaient luttés et qu'Harry avait tué la veille. Elle ne voulait pas qu'on la juge trop vite par ses origines. Mais elle voulait en savoir plus sur son père.
_ Vous savez je ne connais pas beaucoup l'histoire des sorciers, commença-t-elle, Mcgonagall m'a fait un rapide résumé hier mais je sais juste que Voldemort était un monstre et que vous l'avez vaincu pendant le combat de la nuit d'avant-hier.
Alice ne disait pas toute la vérité. Elle savait beaucoup plus de chose mais la directrice lui avait dit que Harry avait du découvrir beaucoup de choses sur Voldemort pour pouvoir le vaincre. C'était cela qu'elle voulait savoir.
_ En fait, dit Harry. C'est une très longue histoire. Il se trouve que Voldemort avait pour ambition de devenir immortel...
Harry aidé par Ron et Hermione, raconta histoire des Horcruxes. Lorsqu'ils eurent fini, Ginny poussa une exclamation.
_ Et bien, je ne pensais pas que ce que vous complotiez était si important ! Je pensais juste que vous faisiez des sortes de plans et que vous ne me jugiez pas digne de confiance pour m'en parler.
_ Comment peut tu dire ça ? s'exclama Harry. Toi, pas digne de confiance, comment pouvais tu penser ça ? Tu sais très bien que je t'ai toujours considéré comme quelqu'un de...de....
_ Parfaite ? Compléta Ginny avec un sourire.
_ Mais oui c'est cela !!!
Il remarqua alors les personnes qui étaient autour de lui et son visage devint écarlate.
_ Mais arrêtez de me regarder comme ça ! bredouilla-t-il.
Tout le monde éclata de rire mais Ginny se leva d'un bond, et l'embrassa avec fougue. Les autres détournèrent leur regard en souriant.
_ Dites, dit Ginny après s'être détachée de Harry au bout d'un long moment. Vous savez qu'on va se retrouver ensemble dans les mêmes cours cette année !
_ Moi, ça ne me dérange pas, répondit Harry.
_ Mais comment tu vas faire pour suivre en DCFM ? Demanda Hermione. Avec les cours de Carrow, vous n'avez pas du apprendre grand-chose...
_ Rien qui puisse me servir en effet, répondit Ginny. En plus j'ai raté la fin de l'année puisque j'étais à la maison à cause des Mangemorts. Et bien je ne sais pas, il faudra demander à Mcgonagall demain.
_ Si on allait se coucher, proposa Ron. Personnellement, je suis crevé !
_ Moi aussi, dit Hermione en étouffant un bâillement. Et il faut être en forme pour le bal de demain soir !
_ Aller, bonne nuit les garçons, fit Alice en se dirigeant vers les escaliers du fond, pensant que les dortoirs devaient se trouver en haut.
Elle ne voulait pas se retrouver au milieu de deux couples se disant bonne nuit... Au bout de deux minutes, cependant les filles la rejoignirent. Elle les suivit dans un couloir où il y avait de nombreuses portes. Arrivées devant la troisième à droite Hermione s'effaça devant Alice en lui disant :
_ Voici ton nouveau logement !
Alice pénétra dans une grande pièce circulaire où il y avait de grands lits à baldaquins.
_ Cool... Murmura-t-elle.
_ Prend le lit que tu veux, proposa Ginny.
Elle-même s'assit dans le lit le plus proche. Hermione le lit d'à côté et Alice sauta sur un lit près d'une fenêtre qui était à côté de Hermione.
_ Ça t'arrive souvent ça ? Pouffa Hermione tandis qu'Alice rebondissait sur son lit.
_ Oulla, oui, très souvent même !
_ Je crois que nous n'allons pas dormir beaucoup Ginny ! S'exclama Hermione.
_ Au moins tu as le sens de la fête ! Ce n'est pas comme les filles de ma chambre qui sont ennuyeuses à mourir !
Alice était en train de chercher une chemise de nuit dans les nombreux paquets achetés le matin même lorsqu'elle reçut un oreiller dans la tête. Faisant mine d'être furieuse, elle le ramassa et demanda d'un ton cinglant :
_ Qui m'a envoyé cet oreiller ?
_ Euh, c'est moi, dit Hermione d'une petite voix.
_ Et tu trouve ça drôle ? S'exclama Alice toujours menaçante.
_ Ben oui...
_ Çà tombe bien parce que moi aussi ! Cria Alice en lui jetant l'oreiller à la figure.
S'ensuivit une bataille dans la cacophonie la plus totale. Les filles criaient, riaient et se balançaient les oreillers avec force.
_ VLAM !!!
Un énorme bruit les interrompit. Alice se demandait ce que c'était quand Hermione et Ginny coururent vers la porte en criant :
_ C'est les garçons !
Les escaliers s'étaient transformés en un long toboggan. Tout en bas, Ron et Harry étaient allongés ne comprenant pas vraiment ce qu'il s'était passé.
_ Harry, dit Ron d'une voix faible. Je crois qu'on s'est encore fait avoir avec leur escalier anti-garçons !
_ Oh non j'avais oublié ! dit Harry. Maintenant on s'est encore foutu la honte !
Alice et les filles riaient à ne plus pouvoir s'arrêter. Enfin Alice demanda avec difficulté :
_ Au fait, pourquoi avez-vous voulu entrer dans notre dortoir ?
_ En fait, répondit Harry, on se demandait ce qu'il se passait. On vous entendait crier du dortoir des garçons ! Vous faisiez quoi ?
Alice à nouveau secouée d'un fou rire, se fut Ginny qui répondit :
_ Nous, euh...
Elle parut comprendre ce qui faisait à nouveau rire Alice et ne put continuer elle non plus.
_ Mais qu'est-ce que vous avez toutes les trois ? demanda Ron.
_ Rien, rien, fit Hermione les larmes aux yeux.
_ Bon, dit Harry. Je crois qu'on va aller se coucher, elles nous expliqueront demain !
_ Ouais parce que là, elles ne sont pas en état !
Ils remontèrent dans leur dortoir laissant les filles qui riaient toujours. Au bout d'un moment (chaque fois qu'elles e regardaient, elles reprenaient de plus belle), elles s'arrêtèrent.
_ Alice, je ne te croyais pas comme ça, s'exclama Ginny.
_ Comme ça quoi, demanda Hermione qui n'avait pas compris.
_ Disons que j'ai l'esprit mal tourné, répondit Alice. Je trouve pour chaque phrase son sens euh... caché... et ça me fait penser à des choses...
_ Ah, ok, fit Hermione. Je crois que j'ai compris.
_ En fait, des fois c'est tellement tordu que personne ne comprend. En cours par exemple avec ma meilleure amie, il n'y a toujours que nous qui rions comme des bossues et personne ne comprend pourquoi.
_ Qui est ta meilleure amie ? Questionna Ginny.
_ C'est une fille qui, euh comment vous les appelez ceux qui n'ont pas de pouvoirs ? Des moldus non ?
_ Oui.
_ Mais je ne sais pas si je pourrai la revoir, dit-elle d'une voix triste.
_ Mais si, quand tu pourras transplaner !
_ Transplaner ?
_ Oui, en fait c'est quand tu vas d'un endroit à un autre par la pensée. Tu t'imagines l'endroit où tu veux aller et tu tournes sur toi-même d'une certaine façon et tu apparais là bas.
_ Ah.
Elle sortit son portable de son sac.
_ Je suppose que ça ne doit pas marcher ici.
_ Qu'est-ce que c'est ? fit Ginny intéressée.
_ C'est un portable. C'est pour appeler quelqu'un avec.
_ Whao ! C'est trop bien !
_ Il ne marchera pas, intervint Hermione. Il y a trop d'ondes magiques ici. Mais tu pourras lui envoyer un hibou.
_ Ah oui ! Je le ferai demain. Bichette je lui ai raccroché au nez l'autre jour quand Mcgonagall est venue me chercher.
_ Allez les filles, demain on ne pourra pas se lever, dit Ginny.
Elles se mirent toutes au lit. Ginny et Hermione s'endormirent rapidement. Alice avait encore trop de choses à penser. Elle était contente, elle s'était fait très vite des amies. Les garçons n'avaient pas encore beaucoup confiance en elle mais cela viendrait. De toute façon elle allait très vite bien connaître Harry étant donné qu'elle avait ses cours particuliers de DCFM avec lui. Il avait l'air sympathique, et pas du tout imbu de lui-même. Pourtant avec tout ce qu'il avait fait... C'était lui qui avait tué son père. Mais elle ne lui dirait jamais. Son père. C'était un homme très intelligent. Qui aurait pu finir Ministre de la Magie s'il n'avait pas eu des ambitions aussi meurtrières. Mais il était tout de même très intelligent. Il était lui aussi orphelin mais il avait vécu dans un orphelinat. Harry lui avait raconté les souvenirs que Dumbledore lui avait montrés. C'était un homme sans scrupules avide de pouvoir. Il voulait l'immortalité et avait été vaincu par un garçon de 17 ans. Il n'avait pas du comprendre grand-chose du sens de la vie. La preuve il l'avait délaissée. Apparemment, elle avait hérité de ses pouvoirs. Elle était plus douée que la prof en métamorphose ! Ça aussi elle ne leur avait pas dit... En fait elle ne leur avait pas dit grand-chose. Ils étaient trop nombreux. Elle n'avait tout raconté qu'à Drago Malefoy. Lui l'avait écouté sans poser de questions. Il était tout seul quand elle l'avait rencontré. Tout seul aussi lorsqu'elle l'avait vu le soir. N'avait-il donc pas d'amis ? Pourquoi était-il si malheureux ? Mcgonagall l'avait retrouvée alors qu'il s'apprêtait à lui tout raconter... Il fallait qu'elle le retrouve le lendemain.
Elle était épuisée et elle s'endormit bientôt en pensant à ses talents en métamorphose.
Elle fit un rêve bizarre : elle montrait ses prouesses en métamorphose à ses amis puis elle se transformait tout d'un coup en panthère noire aux yeux verts qui faisait peur à tout le monde. Elle se retransformait alors en un homme cruel qui ressemblait à un serpent et qui tuait ses nouveaux amis.
Elle se réveilla en sursaut, tout en sueur et le souffle haletant. Elle essaya de se souvenir de son rêve mais n'y parvint pas. Elle se rendormit et avait tout oublié lorsque Hermione la réveilla le lendemain.

# Posté le mercredi 10 septembre 2008 09:52

Modifié le vendredi 25 septembre 2009 15:44

Chapitre 3

Chapitre 3
Au petit déjeuner, Alice était déçue elle ne revit pas Drago Malefoy. Elle aurait bien aimé simplement lui dire bonjour, lui demander si ça allait mieux que la veille ou juste pour le voir sourire...
En allant voir Mcgonagall elle se demandait encore se qui avait pu se passer pour que Drago aie l'air si malheureux. Plongée dans ses pensées, elle ne vit pas l'homme minuscule au milieu du couloir et lui rentra dedans.
_ Oh, excusez moi, je suis vraiment désolée !
Elle l'aida à se relever.
_ Ce n'est Miss, mais regardez un peu plus devant vous en marchant... Ah, mais vous devez être Miss Gauthier...
_ Oui, en effet c'est moi.
_ Je suis le Professeur Flitwick et c'est moi qui vais vous enseigner la maîtrise des sortilèges.
_ Ah très bien.
_ J'ai aussi un livre pour vous, c'est de la métamorphose, Minerva m'a dit que vous savez ce dont il s'agit.
_ Tout à fait, merci beaucoup.

Durant toute la matinée, le professeur Flitwick lui expliqua la science des sortilèges et lui fit faires des exercices de débutants. Elle dut faire voler une plume puis des objets de plus en plus lourds. Elle ne les réussissait pas du premier coup ni à la vitesse de l'éclair mais Alice ne se débrouillait pas trop mal. A la fin du cours elle était assez contente d'elle. Sur le chemin de la Grande Salle elle vit enfin le garçon de la veille.
_ Hey ! S'écria-t-elle tandis qu'elle s'avançait vers lui.
_ Salut ! Alors ça va mieux qu'hier ?
_ Oui bien mieux. Et toi ça va ?
_ Oui...
Tout en disant cela il détourna la tête. Elle le prit par les épaules et le força à la regarder dans les yeux.
_ Qu'est ce qu'il ne va pas ?
_ Rien, rien...
Il tenta de se dégager mais Alice le retint.
_ Allons, je vois bien que ça ne va pas. Hier tu étais prêt à me raconter...
_ Oui mais...
Il se pinça les lèvres et ferma les yeux. Lorsqu'il les rouvrit, la tristesse avait fait place à la colère. Il dit d'un ton sec :
_ Lâche moi...
Alice était troublée par ce changement d'humeur soudain. Elle le lâcha et il partit sans se retourner. Elle était vexée qu'il ne lui fasse pas confiance, qu'il ne lui explique pas ce qu'il avait. En même temps, se disait-elle, ce n'est que la deuxième fois que je le vois... Mais hier il allait me raconter... Je lui ai tout dis moi ! Et puis il a l'air si gentil, pourquoi s'est-il énervé comme ça ? Alice ne comprenait pas mais elle venait apercevoir Ginny et Hermione dans le hall et elle chassa Drago de ses pensées.
_ Hey !
_ Hey. Alors ça s'est passé comment ton cours avec Flitwick ?
_ Plutôt pas mal. J'ai mis un peu de temps mais j'ai tout réussit.
_ A ben tant mieux. Cette aprèm t'as encore cours avec lui ? Demanda Hermione.
_ Oui, et demain ce sera les potions.
_ Ah, tu vas rencontrer avant, nous le nouveau professeur, dit Ginny.
_ C'est une femme mais je ne sais plus son nom. C'est Mcgonagall qui m'a dit.
_ Hé mais ce soir c'est le bal ! S'écria tout à coup Ginny.
_ Yeah ! Fit Alice, toute excitée. Mais, euh... Ca dance comment dans vos bal ? demanda Alice.
Elle avait peur que ce soit ses bals à l'ancienne où l'on danse en couple sur des vieilles musiques.
_ Généralement il y a de tout. Pour l'ouverture par exemple, c'est un couple sur une musique genre valse.
_ Oulla, je me vois mal danser là dessus...
_ Ne te plains pas, je dois ouvrir le bal avec Harry.
_ A bon ? Pourquoi ? S'étonna Alice.
_ Hum, disons qu'il a simplement tué le plus grand mage noir de tous les temps et que c'est grâce à lui que la guerre est finie.
_ Ah euh, oui, j'avais oublié.
_ Ne t'inquiète pas c'est facile et généralement ça ne dure pas longtemps.
_ Tant mieux.
_ Quoique, intervint Ginny, Il y aura beaucoup d'adultes ce soir, ils ne mettront peut-être pas beaucoup de nos musiques.
_ On verra bien, finit Alice.
Tout le repas elles parlèrent du bal, de leurs tenues etc... En sortant Ginny dit à Alice de les rejoindre après son cours pour se préparer avec elles. Le cours de sortilèges se passa bien et Flitwick dit à Alice qu'elle se débrouillait pas si mal pour un premier cours.
Lorsqu'elle arriva dans le dortoir elle fut surprise de le voir changé en un vrai salon de beauté. Il y avait des miroirs sur tous les murs, trois coiffeuses, des robes sur leurs cintres accrochées un peu de partout, du maquillage et des accessoires éparpillés un peu partout dans la pièce. Au milieu, Hermione aidait Ginny à fermer sa robe pervenche. Elle-même était parée d'une robe lavande qui lui allait très bien.
_ Oulla, qu'elle organisation ! On se croirait vraiment dans un salon de beauté !
_ T'as vu ! lui répondit Hermione. Ce n'est pas tous les jours qu'il y a un bal alors on en profite ! Montre-nous ta robe !
Alice sortit sa robe vert anis de l'un des paquets qu'elle n'avait pas encore défait.
_ Whao ! S'exclamèrent les deux filles en même temps. Comme elle est belle !
_ Vous êtes parfaites pour la synchronisation ! répliqua Alice.
Lorsqu'elle eut finit de l'enfiler, elle s'occupa des ses cheveux. Ils lui arrivaient au milieu du dos. Elle les remonta dans un chignon en laissant pendre quelques mèches. Elle se maquilla légèrement. Elle se tourna alors vers ses amies.
_ Whao ! S'exclama encore Hermione. Ca te va trop bien cette coiffure.
_ Ouais, renchérit Ginny, t'es trop belle.
Alice rougit sous les compliments et se sentit très gênée.
_ Vous aussi vous êtes trop belles, dit elle. Vos robes vous vont trop bien ! Je ne sais pas comment je vais faire pour danser dans la mienne, je n'ai pas l'habitude de ce genre de truc... C'est trop encombrant ! Et puis c'est lourd !
_ Tu vas vite t'y faire tu vas voir. Mais comment t'es habillée pour aller dans des bals chez toi ?
_ Tu sais chez moi, les bals n'existent plus vraiment, à part pour les vieux ! Mais il y a ce qu'on appelle des boîtes de nuit et on dance généralement en minijupe.
_ Des minijupes ! fit Hermione. Je n'en ai jamais mis !
_ Jamais ? Demanda Alice.
_ Tu vois bien que ce n'est pas trop la mode des sorciers...
_ Oui j'avais remarqué.
_ Et t'en as là ? Tu pourrais nous en faire essayer ?
Le choc. Elle ressentit à nouveau le poids dans sa poitrine. Alice se pinça les lèvres pour ne pas montrer ses larmes. Elle n'avait plus rien, ses amies avaient bien du s'en rendre compte... Apparemment non, puisqu'elles la regardaient en attendant une réponse. Alice se détourna et partit en courant. Elle cherchait un endroit où elle pourrait être seule et pleurer tout son saoul. Elle finit par tomber sur une salle de classe vide. Elle se laissa tomber contre la porte et fondit en larmes.
Il faudrait bien un jour qu'elle leurs explique d'où elle venait et ce qui lui était arrivé. Mais elle n'était pas encore prête. C'était trop tôt.
Elle l'avait bien raconté à Drago... Oui mais lui ce n'était pas pareil, elle l'avait sentit. Lui aussi avait du vivre des choses horribles... Lui pouvait la comprendre.
N'empêche qu'il avait été si méchant tout à l'heure... Elle ne le comprenait pas. Elle ne le pouvait pas puisqu'elle ne savait pas se qui lui était arrivé. Elle se releva et pendant qu'elle se dirigeait vers la tour de Gryffondor, elle chercha une excuse à présenter à ses amies pour avoir fuit comme une voleuse.
Devant la porte elle se pinça les joues pour leur redonner de la couleur. Elle entendit Ginny et Hermione qui discutaient. Elle retint son souffle et s'approcha de la porte silencieusement.
_ Mouais, disait Ginny. Moi je pense qu'elle a vécu des choses assez dures et qu'elle ne veut pas nous en parler pour l'instant.
_ Oui mais quand même, répondit Hermione. On est ses amies non ? Elle devrait nous dire.
_ Amies... répliqua Ginny ironiquement En même temps, il n'y a que nous dans le château ! Je la vois mal prendre le thé avec Rogue, son confident... Oups, j'avais oublié qu'il était mort...
_ Ginny t'es pas drôle ! Rogue était quelqu'un de bien, il a veillé sur Harry toute sa scolarité !
_ Tu parles ouais, il n'a jamais pu le saquer !
_ Bon, je crois qu'il ne sert à rien de discuter de lui avec toi.
Il y eut un silence.
_ N'empêche qu'elle à l'air quand même sympa Alice, dit Hermione.
_ Ouais, elle à l'air d'aimer bien rire et puis on va enfin sortir de ce cercle fermé !
_ Cercle fermé ? Répéta Hermione.
_ Oui, enfin tu me comprends, on as pas vraiment d'amis à part nous deux, Harry et Ron, et encore... Ron est mon frère !
_ Il y a Luna aussi.
_ Oui, heureusement et aussi Neville. A part ça tu vois...
_ Hum... Fit Hermione.
Silence. Alice en profita pour reculer silencieusement et faire comme si elle montait les escaliers pour ne surtout pas montrer qu'elle avait tout entendu de la conversation
. Elle prit une grande respiration et entra.
_ Qu'est-ce que tu as eu ? Tu es partie d'un coup !
_ A oui, euh, (ça lui était complètement sortit de la tête cette histoire !), euh, j'ai eu envie de vomir tout à coup et je n'ai rien pu faire d'autre que de courir vers des toilettes.
_ Et ça va mieux ? lui demanda Ginny.
_ Oui merci, en fait s'était une fausse alerte. Tant mieux je n'avais pas envie d'être malade pour le premier bal de ma vie !
Hermione et Ginny ne lui posèrent pas plus de questions. Elles avaient du comprendre que l'histoire de la maladie était bidon mais elles n'en parlèrent pas. Tant mieux, la soirée devait être joyeuse. Alice ne savait même pas avec qui elle allait danser. Elle ne connaissait encore personne. Il y aurait surement des beaux jeunes hommes avec qui danser... Elle refit son maquillage discrètement et elles descendirent toutes les trois devant la Grande Salle.
Le hall était rempli. Des centaines de personnes étaient rassemblées. Tous étaient en robes de soirées de toutes les couleurs pour les femmes, plutôt sombres pour les hommes. Harry et Ron attendaient leurs partenaires en bas de grand escalier. Alice, un peu embarrassée, les suivit lorsque les portes s'ouvrirent. La Grande Salle était magnifique : les murs avaient été blanchis pour symboliser la paix. Des colombes volaient en liberté. La seule lumière provenait pour l'instant du soleil couchant par les fenêtres. Des milliers de plumes blanches tombaient de nulle part pour se poser sur les cheveux des invités. Les grandes tables étaient contres les murs. Cela faisait une piste de danse immense. Lorsque tout le monde fut rentré, une musique joyeuse s'éleva de l'autre bout de la salle. Alice regarda et vit un orchestre composé d'une dizaine de personnes toutes habillées de blanc. Aux premières notes, Harry et Ginny se mirent en place et commencèrent à danser. Le sourire aux lèvres ils dansèrent pendant une minute puis ils furent rejoints par Ron et Hermione, puis par le nouveau ministre de la Magie, Kingsley Shaklebott avec Mcgonagall. Suivirent tous les autres couples. Alice se sentit tout à coup très seule et très bête au milieu de tout ce monde qui dansait. Elle alla s'asseoir sur une chaise près des grandes tables. La valse se termina à se moment là. Suivit une autre musique du même genre. Elle soupira : la soirée promettait d'être ennuyeuse. Ce n'était pas le genre de musique à danser en solo. A la fin de la musique, une multitude de plats plus appétissants les uns que les autres apparurent sur les grandes tables. Alice prit une assiette tout de suite. Elle s'en fichait de paraître impolie puisque de toute façon, elle n'intéressait personne. Lorsqu'elle se fut servie abondamment de tout elle voulut retourner s'asseoir mais elle fut accostée par le ministre de la Magie. Oh-oh... Qu'elle piètre image elle donnait d'elle-même prise en train de goinfrer seule en plein bal...
_ Bonsoir, commença-t-il.
_ Bonsoir Monsieur, répondit-elle, je suis ravie de vous rencontrer.
Pour se donner une contenance elle reposa son assiette sur la table.
_ Mrs Mcgonagall m'a raconté ce qui vous est arrivé, je suis sincèrement désolé.
Alice se demandait si elle lui avait vraiment tout dit, où seulement que ses parent avaient péris dans un incendie.
_ Merci, répondit-elle sobrement.
_ Si jamais vous avez des problèmes ou besoin de quelque chose, n'hésitez pas surtout.
Elle se demanda aussi quel genre de problèmes d'une fille de 17 ans pouvait intéresser un Ministre de la Magie.
_ Merci, répéta-t-elle, je m'en souviendrai.
_ A plus tard, finit-il.
_ Oui, au revoir...
Alice reprit son assiette et s'installa sur une chaise. Les autres la rejoignirent mais elle ne prêta qu'une oreille distraite à la conversation. Personne ne lui demanda ce qu'elle avait fait, si elle ne s'était pas ennuyée, bref s'intéresser à elle tout simplement. Lorsque la musique reprit, elle était encore seule et très énervée. Cette fois l'orchestre jouait une musique lente, plutôt un slow. Alice se tourna vers le buffet avec l'espoir qu'il restait encore des choses à manger lorsqu'une voix la fit sursauter :
_ Tu en veux encore, après tout ce que tu as mangé !
C'était Drago.
_ Oui, mais hélas il n'y a plus rien.
Alice ne voulait pas rompre le silence qui s'était installé, c'était à Drago de parler, s'il en avait envie...
_ Je... commença-t-il. Je voulais m'excuser pour tout à l'heure. J'étais énervé et voilà, je me suis mis en colère pour rien.
_ Tu m'as fait peur, tu avais l'air vraiment... méchant...
_ Je n'ai rien perdu... murmura-t-il.
_ Qu'est-ce que tu dis ?
Il inspira en fermant les yeux mais il avait toujours le même air triste lorsqu'il les rouvrit.
_ Tu sais, reprit-elle. J'aimerais tellement savoir ce qui ne va pas, pourquoi tu as l'air si triste. Tu es tout le temps si isolé des autres... Je voudrai te connaître... Pour t'aider, je ne sais pas...
_ Viens...
Il lui reprit la main et l'entraina dehors. Des bancs avaient été installés dans tout le parc. Lui aussi avait été décoré : des minuscules lanternes magiques éclairaient d'innombrables chemins tous menant à un endroit différents. Des centaines de petites fées voletaient joyeusement suivant les chemins. Drago entraina Alice sur un chemin qui semblait-il menait au lac. Ils s'assirent sur un banc peu éclairé à l'écart. il respira longuement et commença à parler.
_ Tu sais, ce que je vais te raconter est assez horrible. C'est ma vie. Et je n'en suis pas fier. Depuis que le Seigneur des ténèbres est mort, je ne me reconnais plus. J'étais rongé par la haine, je me sens pacifiste. Je cherchais à être vu et craint, je recherche aujourd'hui l'isolement. J'ai tellement honte ! J'étais remplis de préjugés, les autres me dégoutaient... Aujourd'hui je les envie...
Il fit une pause. Pencha la tête pour regarder le ciel. Alice ne chercha pas à rompre le silence. Elle sentait qu'il avait besoin de prendre son temps. Il reprit, la voix monocorde, un regard de dégoût peint sur le visage.
_ Il faut d'abord que tu saches que je suis née dans une famille partisane de Voldemort. Mes parents étaient Mangemorts et j'étais promis à la même destinée. Je ne faisais rien pour m'en écarter, au contraire j'étais content d'être quelqu'un de craint, de qui on a peur, quelqu'un que l'on respecte... Pendant 5 ans à Poudlard, j'ai joué au plus fort, martyrisé les plus faibles, méprisé les enfants nés de parents moldus, les « Sang de Bourbes », je les appelais. C'est une expression horrible, je m'en rends compte maintenant. Je détestais particulièrement Hermione Granger, Ron Weasley, parce que c'était un « traître à son sang », et surtout Harry Potter, le grand, le beau Harry Potter, l'Elu... C'était lui qui avait mis fin au règne de mon maître. Je le trouvais bête, prétentieux. En fait je le détestais parce qu'il avait le beau rôle. Il était aimé, célèbre...
J'étais vraiment quelqu'un d'horrible. Juste avant ma 6ème année, j'ai reçu la marque des ténèbres ainsi qu'une mission. Pour racheter l'honneur de mon père, je devais tuer Dumbledore. Je m'y suis efforcé toute l'année. Je ne faisait même plus attention aux autres. J'en oubliais même de martyriser les Sang de Bourbes. J'ai faillis plusieurs fois mais à la fin de l'année le plan que j'avais conçut marcha. En réparant une armoire à disparaître j'ai pu faire pénétrer des Mangemorts dans Poudlard même, sous le nez de Dumbledore. J'en étais fier, d'être plus rusé que Dumbledore. Je me suis retrouvé face à lui. Je voulais lui montrer combien j'avais du cran, combien je le détestais. Mais je ne suis pas arrivé à le tuer. Je n'étais pas prêt. Je n'étais peut-être pas comme mon père, pas si mauvais. C'est Rogue qui l'a fait à ma place. J'en ai pris pour mon grade. J'ai été humilié, torturé. Mais je n'avais pas tué. Je me disait que c'était à cause de Dumbledore qui m'avais parlé, distrais alors que je devais le faire. Il me proposais de passer du bon côté, que j'aurais été protégé... Il m'a fait hésiter.
Mais je n'ai pas changé pour autant. Je suis resté du côté de Voldemort. J'ai du faire des choses horribles : torturer des gens innocents, les tuer seulement parce qu'ils avaient eu le malheur de naître de parents moldus. J'en était fier, j'étais du côté des plus forts. Il y a trois jours, lors de la Grande Bataille, j'avais une mission, je devais trouver Potter et le ramener près de mon maître. En même temps je devais l'empêcher d'entrer dans une salle secrète. Il ne devait pas dérober quelque chose. Je n'ai jamais su quoi. J'étais avec deux autres Mangemorts. Je l'ai trouvé dans la Salle interdite. Apparemment il avait trouvé ce qu'il cherchait et ce que je devait protéger à tout prix. Ce benêt de Goyle a lancé un maléfice de Feuxdeymon mais il ne la pas maîtrisé. Le feu à dévasté toute la salle. Nous étions pris au piège. Potter et Weasley ont fait venir des balais et commencé à s'enfuir lorsqu'il nous ont vu, encerclés par les flammes. Là Potter a fait quelque chose que je n'oublierai jamais : il m'a sauvé la vie. Goyle a été sauvé lui aussi. Crabe était fichu. Lui qui me haïssait tant m'a sauvé la vie. La suite tu la connaît, le Seigneur de Ténèbres est mort et moi je me retrouve comme un con au milieu de gens biens qui font la fête. Eux n'ont rien à se reprocher, ils ont toujours été du bon côté. Je n'arrive pas à me mêler à eux, tu comprends. Je sais que j'aurai beau avoir des remords, ils ne me considérerons jamais comme l'un des leurs. Et c'est dur... parce que j'ai vraiment honte de ce que j'ai fait. Honte de ce que j'ai été. Si tu savais comme je regrette...
Sa voix se brisa. Alice ne distinguait pas très bien son visage mais elle devina qu'il s'empêchait de ne pas pleurer. Elle murmura :
_ Regardes moi.
Il tourna sa tête et leva ses yeux implorant.
_ Je te crois, je ne te juge pas et je te prend comme tu es...
Il la serra contre elle et laissa libre court à ses larmes. Alice lui caressa les cheveux et le réconforta du mieux qu'elle pouvait.
Elle avait écouté Drago sans broncher. Ce qu'il avait fait était horrible, mais elle le croyait quand il disait qu'il regrettait. Après tout c'était à cause de son père s'il avait agit comme ça. Tous les malheurs avaient étés provoqués par Voldemort. Et elle était sa fille ! Heureusement, se dit elle, je n'ai pas hérité de ses accès de violence et de désir de la mort...
Drago desserra son étreinte. Il murmura :
_ Merci...
Elle essuya ses larmes du bout des pouces.
_ Je comprend mieux maintenant pourquoi tu es si triste. Tu sais ce n'est pas facile pour moi non plus pour m'intégrer dans un groupe d'amis de longue date. Je n'ose pas leur raconter mon histoire. Mon père est l'homme qu'Harry a tué, qu'il ont traqué pendant un an. L'homme qui a brisé la famille d'Harry. J'en ai honte... Mais je sais que je ne suis pas comme lui et je n'ai pas envie de l'être...
Sur leur banc, il écoutèrent la nuit, tout à leurs pensées. Drago remonta soudain sa manche et contempla une tache sombre qui s'étalait sur tout son avant bras droit.
_ Qu'est-ce que c'est, demanda Alice.
_ La Marque des ténèbres, dit Drago, un rictus aux coins des lèvres. Elle ne partira sans doute jamais. Me marquant à vie.
Ils reprirent le chemin de la Grande Salle.
_ Maintenant, reprit-elle, tu n'es plus seul.
_ Tu n'as pas peur de te montrer avec Drago-Malefoy-Le-Tortionnaire ?
_ Non, parce que c'est avec Drago-Malefoy-Le-Repentit que je suis.
Drago sourit et lui prit la main. Lorsqu'il arrivèrent dans la Grande Salle, l'orchestre jouait un slow des Rolling Stones, « Angie ». Drago la prit par la taille et ils commencèrent à danser. Alice voyait ses nouveaux amis qui la regardaient ébahis. Elle leur sourit puis regarda Drago.
_ Je vais prendre des cours de défense contre les forces du mal avec Harry, je ne sais pas se que ça va donner...
_ En cours particulier ?
_ Heu, je crois...
_ Tu vas voir il est très fort. Il n'a même pas tué Voldemort avec un sortilège de la Mort, simplement en le désarmant. Le sort a été si puissant...
La musique suivante était entrainante. Alice apprit à danser à deux mais elle se trompait tout le temps ; il étaient alors pris de fous rires mais le professeur Mcgonagall les regardait si sévèrement qu'ils devaient s'arrêter, pour un temps cependant, trente secondes après, ils reprenaient. Pendant les slows, ils parlaient de tout et de rien. Le reste de la soirée passa très vite. Lorsque la dernière musique fut terminée, la directrice prit la parole.
_ Mesdames, messieurs. Je vous remercie d'avoir été si nombreux à venir ce soir. La soirée se termine mais j'espère que ce ne sera pas la dernière, et j'y veillerai personnellement...
Tout le monde éclata de rire. Apparemment ce n'était pas vraiment des choses que disait habituellement Mcgonagall.
_ Merci à l'orchestre qui a joué pour nous ce soir et encore merci à tout le monde bonne nuit !
La salle éclata sous les applaudissements, puis tout le monde se dit au revoir.
_ Et bien bonne nuit, fit Alice.
_ Fais de beau rêves, répondit Drago en souriant.
Alice leva la tête et lui fit un rapide baiser sur la joue mais assez près des lèvres cependant. Elle partit rapidement laissant Drago un peu troublé.
En sortant de la Grande Salle, elle vit ses amis avec apparemment la famille de Ginny et de Ron. Hermione lui fit signe de venir. Dès qu'elle la vit, Ginny dit à sa mère :
_ Maman regarde, c'est Alice, tu sais je t'en ai parlé. Alice je te présente ma mère (elle se tourna vers le reste de la famille), mon père (un homme grand et roux), mes trois frères, Bill, Charlie et Georges et aussi Fleur l'épouse de Bill.
_ Je suis ravie de tous vous raconter ! Répondit Alice qui ne savait pas quoi dire d'autre.
Tout le monde lui fit la bise joyeusement puis ils partirent tous en disant qu'ils se reverraient bientôt. Alice et ses amis prirent la direction de la salle commune de Gryffondor dans un silence de marbre. Alice savait qu'il voulaient lui parler de Drago mais elle ne voulait pas les aider. Ils allaient surement lui dire que c'était un homme horrible et sans scrupules et qu'il ne fallait surtout pas tomber sous son charme et rester avec lui. Alice n'avait pas envie de leur expliquer qu'il était rongé de remords, et que de tout façon, ce n'était pas à elle de le faire. Ce fut Harry qui parla le premier mais il n'aborda pas tout de suite le sujet épineux.
_ Alors tu t'es bien amusée ?
_ Oui, au début je me sentait un peu seule (elle insista bien sur mot pour que les autres s'excusent) mais après j'ai discuté avec Drago et on a dansé, c'était super !
Les quatre autres échangèrent des regards du genre hélas-c'est-bien-ce-qu'on-craignait.
_ Hem, tu sais, commença Hermione. Malefoy n'est pas très fréquentable... Il est...
_ Horrible, continua Ron.
_ Et sans scrupules ! Finit Ginny.
C'était bien se qu'elle pensait. Elle voulu le défendre.
_ Je sais, il m'a tout dit ce qu'il avait fait mais il regrette, il a des remords et...
_ Malefoy ? S'étrangla Ron. Des remords ?
_ Parfaitement, ça t'étonnes ?
Elle le laissa pas continuer.
_ Bien sur je peux comprendre que vous lui en vouliez beaucoup après ce qu'il vous a fait mais c'est un être humain et il peut comme tout le monde faire des erreurs, bon celles-ci étaient énormes, mais comme tout le monde il peut regretter !
_ Bon, intervint Ginny. Nous ne sommes pas d'accord et personne arrivera à faire changer l'autre d'avis donc il vaut mieux changer de sujet.
_ Tu as raison, dit Alice.
Un ange passa.
_ Et vous alors c'était bien ?
_ Génial, s'empressa de répondre Hermione. On a dansé tout la soirée.
_ Ouais, continua Ron. Vous avez vu Georges avec Angelina ? Il n'a pas perdu sa soirée !
_ C'est bien qu'il s'amuse et qu'il pense à autre chose, intervint Ginny.
_ Oui, dit Harry.
_ Je ne sais pas vous mais moi je suis crevée, lança Alice.
_ Pareil, dit Ginny.
Ron fit un bâillement sonore qui provoqua l'hilarité générale.
_ A ben toi t'as même pas besoin de parler, on te comprend tout de suite ! Fit Alice. Bon allez bonne nuit tout le monde !
_ A demain répondirent les deux garçons.
Alice monta dans le dortoir, se démaquilla et se coucha. Lorsque les filles montèrent, elle fit mine de dormir, elle n'avait pas très envie de leur parler. Elle repensa à sa soirée. Riche en émotions. Dire qu'elle songeait à partir à un moment ! Heureusement Drago était arrivé. Elle savait enfin ce qui lui était arrivé. Sa famille devait être horrible. Il n'avait pas eut d'autre choix que de passer du côté du mal. Il le regrettait tellement... Alice avait songé à l'embrasser... Mais ce n'était vraiment pas le moment. Elle ne savait même pas si elle l'aimait... Elle le connaissait depuis seulement deux jours ! Mais quelque chose l'attirait chez lui. Lorsqu'elle était avec les autres elle voulait toujours leur échapper et le retrouver. Pour lui parler ou simplement rester avec lui. C'était assez compliqué. Ce n'était peut-être qu'une idylle... Elle essaya de s'endormir pour ne pas sombrer dans des films qui ne se réalisent jamais. C'était trop difficile. Elle voulut penser à autre chose. A son cours de Sortilège par exemple, pourquoi pas se remémorer ceux appris la journée. Hélas ça la fit penser à Drago qu'elle avait rencontré juste après...
« Le couloir était désert. Alice l'emprunta en se demandant où il pouvait mener parce qu'elle était encore perdue dans ce château immense. Au tournant elle se cogna contre quelqu'un.
_ Aïe ! Excusez-moi !
_ Tu me vouvoie maintenant ?
Alice leva la tête et découvrit Drago.
_ Excuses-moi alors.
_ Ce n'est rien. Moi aussi j'aurai du regarder avant.
_ Qu'est-ce que tu fais ici ?
_ Je me baladais... Répondit-il d'un ton évasif. Et toi ?
_ Heu... Disons que, à l'origine, je cherchais la bibliothèque mais il se trouve que je me suis encore perdue. Ce château est si grand !
_ Fais attention, tu pourrais faire de mauvaises rencontres...
Drago s'approcha d'elle imperceptiblement.
_ Qui veux tu que je rencontre ? Demanda-t-elle en riant. Les vrais méchant ont été éradiqués !
_ Tu pourrais rencontrer des personnes mal attentionnées...
_ Comme qui ? Souriait-elle.
Il lui murmura à l'oreille :
_ Moi...
_ Je n'ai pas peur de ces gens là, chuchota-t-elle. Je les aime même...
Drago baissa la tête et lui fit un baiser dans le cou. Elle ferma les yeux et lui répondit... »
Alice finit par s'endormir, épuisée. Le même rêve revint. Encore plus nettement. Cette fois c'était Drago que Voldemort torturait. Alice criait, criait mais aucun son ne sortait de sa bouche. Elle fut réveillée par quelqu'un qui lui tenait les mains et disait :
_ Alice, Alice, réveille-toi... Ce n'est qu'un cauchemar. Réveille-toi, ce n'est rien...
Elle ouvrit les yeux. Quelqu'un avait éclairé. Devant elle, Hermione essayait de dépêtrer Alice de ses draps enroulés autours d'elle. Ginny lui tenait les mains et lui parlait :
_ Ca y est, tu es réveillée ?
_ Où est-il ? Il faut qu'il arrête !
Ginny la prit dans ses bras pour la calmer. Alice jetait des regards apeurés dans toute la pièce en murmurant :
_ Où est-il ? Il ne faut pas qu'il le tue !
Au bout d'un moment elle se calma et tomba rendormie sur l'épaule de Ginny.

# Posté le vendredi 12 septembre 2008 13:16

Modifié le vendredi 25 septembre 2009 15:40

Chapitre 4

Chapitre 4
Voici voilà le quatrième chapitre, j'espère qu'il vous plaira, surtout n'hésitez pas à me dire se qui ne va pas, si ça manque de cohérence ou quelque chose dans le genre. Et puis je ne suis pas contre un peu de pub si ça vous chante !^^ bonne lecture !

Le lendemain, elle ne se souvenait plus de rien. Ce fut Ginny qui en parla au petit déjeuner.
_ Alors, Alice ça va mieux, t'as pas refais de cauchemar ?
_ De cauchemars... Demanda Alice en fronçant les sourcils.
_ Ne me dit pas que tu ne t'en souviens pas ! S'exclama Ginny.
_ Je dois me rappeler de quelque chose ? Fit Alice qui ne comprenait rien.
_ Ben oui, cette nuit tu as hurlé comme je ne sais pas quoi, on n'arrivait pas à te calmer !
_ Non... Fit Alice en souriant.
_ Si. Même que tu disais « Où est-il, il ne faut pas qu'il le tue ! »
_ Oulla je ne m'en souviens pas du tout...
_ Pourtant tu donnais l'impression d'être réveillée, tu avais les yeux ouverts. Continua Ginny sur sa lancée.
_ Oulla, Oulla, ne me dites pas que je suis somnambule !
_ Je ne sais pas mais en tout cas, ton cauchemar devait être vraiment horrible !
_ Tu hurlais et tu t'agitais dans tous les sens, ajouta Hermione.
_ A bon, ben je suis désolée de vous avoir réveillées.
_ Ce n'est pas grave.
_ Vous faites quoi aujourd'hui ?
_ Ben comme hier, restaurer le château.
_ Ok. Ben j'y vais, fit-elle en se levant. Harry doit déjà m'attendre.
_ A oui c'est vrai, il te donne des cours de DCFM.
_ Oui, aller à toute à l'heure.
_ Salut !
Lorsqu'elle arriva devant la gargouille de pierre, Harry l'attendait.
_ Hey, fit Alice.
_ Hey ! Bon alors on va aller travailler dans une salle vraiment spéciale. C'est au 7ème étage.
_ Ok.
Elle le suivit dans les escaliers.
_ Qu'est-ce que tu entends par « vraiment spéciale » ?
_ Cette salle s'appelle la « Salle sur Demande ». Tu lui demandes ce que tu veux et tu te retrouve devant la salle la plus appropriée pour ça. Par exemple, heu, je ne sais pas. Imaginons, tu as très envie d'aller aux toilettes et la salle devant toi est remplie de pots de chambres.
_ C'est vrai ? Pouffa Alice
_ Oui, dit Harry en rigolant. C'est Dumbledore qui l'avait dit. Ca lui était réellement arrivé !
Ils étaient arrivés devant un pant de mur vierge.
_ Alors, lui dit Harry. Il faut que l'on passe trois fois devant, et qu'on pense très fort à une salle pour étudier la DCFM.
_ Ok...
Les ordres étaient étranges mais Alice fit ce qu'il lui disait. Une salle pour étudier la DCFM, Une salle pour étudier la DCFM, Une salle pour étudier la DCFM et au moment de son troisième passage une porte apparu. La Magie était vraiment quelque chose d'extraordinaire... Harry l'ouvrit, souriant:
_ Après vous. Bienvenue dans la salle sur Demande Mlle Gauthier.
Alice entra prudemment. Elle se retrouva dans une salle complètement différente des autres salles du château. La pièce était grande comme le dortoir. Sur les murs étaient alignés des dizaines d'étagères remplies de grimoires de magie. Elle déchiffra quelques titres : Attaque, contre attaque ! d'Ernest Brookline; Vigilance Constante d'Alastor Maugrey. Vampires, d'Edward Cullen, Prédilections, d'Alice Cullen... Dans un coin, étaient empilés une dizaine de coussins multicolores.

_ Ca alors, c'est pile ce qu'il nous faut !
_ D'où son nom, dit Harry en souriant.
Ils s'entrainèrent toute la matinée à des sorts plus ou moins complexes. Alice les mémorisait et ils faisaient une sorte de petits duels, le but pour Alice, étant de lancer correctement les sorts et d'éviter ceux d'Harry.
Elle ne se débrouillait pas trop mal. Ses sorts étaient bons mais elle ne parvenait jamais à prendre Harry par surprise, il se protégeait toujours avant. Ils restèrent dans la salle pour manger et reprirent juste après pour finir en fin d'après midi. Le temps était passé vite mais Alice était tout de même contente d'arrêter, elle était épuisée. Ils prenaient lentement le chemin de la tour de Gryffondor, lorsqu'ils croisèrent Drago.
_ Bon, on se retrouve tout à l'heure ? dit Harry
_ Oui si tu veux mais...
Alice n'eut pas le temps de finir, il était déjà parti. Il passa devant Drago en lui lançant un regard glacé.

_ Hey, fit Drago. On dirait qu'il n'a pas vraiment envie de me voir...
_ J'ai essayé de plaider ta cause hier mais ils sont tous aussi bornés les uns que les autres...
_ C'est bien aimable mais je pense qu'ils ne changeront pas d'avis de sitôt.
Ils marchèrent sans but précis.
_ En fait, je te cherchais...
_ A bon ?
_ Oui. Je... je voulais te dire que...
L'esprit d'Alice tourna à pleine vitesse. Elle l'imagina déjà en train de lui avouer son amour, elle lui dire que c'était réciproque. Elle commençait à imaginer le baiser...
_ En fait, c'était pour te dire au revoir.
La nouvelle lui fit l'effet d'une douche froide. Elle bredouilla :
_ Mais... mais pourquoi ?
_ J'ai décidé de partir. Juste pour l'été bien sûr ! Je reviendrai faire ma 7ème année.
_ Tu vas partir où ? Demanda Alice en essayant de dissimuler les tremblements de sa voix.
_ Je ne sais pas encore. Peut-être un peu de partout. J'ai besoin de faire le point. Trouver un sens à ma vie.
_ Un sens à ta vie ?
_ Je ne sais pas. Je ne me trouve pas de raison de vivre, d'être heureux. J'ai fait trop de mal autour de moi. On ne veut plus me parler ni rien, tu as bien vu Potter tout à l'heure. J'ai vraiment besoin de me retrouver seul pour réfléchir. Pour me ressourcer.
_ Je comprends.
Alice lui prit les mains et le regarda dans les yeux.
_ Tu vas vraiment me manquer...
_ Toi aussi. Tu m'as redonné le sourire hier. Redonné envie de rire...
_ Promet moi que tu reviendras...
_ Mais oui je te promets, ne t'inquiète pas.
_ Tu comprends, tu es le seul à connaître mon histoire. Tu es le seul à me comprendre... Quand je pleure pour un rien, ou quand je m'énerve contre les gens qui me demandent si ça va...
_ Oui, fit Drago en souriant. Ca j'ai bien compris... Je penserai à toi tous les jours...
_ Moi aussi...
Drago pencha la tête et ferma les yeux. Alice ne prit pas le temps de réfléchir. Elle mit sa main derrière sa nuque, l'autre dans son dos. Elle ferma les yeux et lui fit sentir toute sa joie de le connaître, toute sa tristesse à son départ et tout son bonheur à se trouver dans ses bras, liés dans un long baiser passionné.

_ Tu as l'air bizarre, lui dit Ginny quand elle s'installa dans un fauteuil moelleux.
_ Hum... Fit Alice.
_ Ca va ? S'inquiéta Ginny.
_ Oui ça... ça va.
C'était comme si elle était complètement déconnectée du monde réel. Il lui fallait faire un effort surhumain pour tenter de comprendre ce que lui disait Ginny et encore plus pour lui répondre. Dans son esprit, elle était encore avec Drago, au milieu de ce même couloir en train de s'embrasser. Ca avait été si bon... Elle avait eu l'impression d'être seule au monde avec lui. Seuls et heureux. Elle ferma les yeux et sourit.
_ Oh ! S'impatienta Ginny. T'es là où pas ?
_ Hum ? Refit Alice sortant de sa rêverie.
_ Alloooo ! T'es où la ?
_ Ah heu...
_ T'es vraiment dans la lune ! Qu'est-ce qui t'es arrivé ?
_ En fait... Ce, ce sont les cours avec Harry, ils m'ont vraiment épuisée...
_ Vraiment, railla Ginny. Ce ne serait pas ta rencontre avec Malefoy qui t'as épuisée ?
_ Drago ? Mais...
_ Tttttt, Harry m'a dit qu'il vous avait croisé et que tu l'avais rejoint.
_ Et... ? On a simplement parlé !
_ Oui... pendant une heure...
_ A bon tant que ça ? Le temps est passé vite...
Alice ne savait plus ou se mettre. Elle devait vraiment trop mal mentir. Elle essaya de maîtriser sa voix qu'elle trouvait affreusement niaise.
_ Tu es arrivée bien rêveuse, à quoi tu pensais ?
Ginny essayait vraiment de lui tirer les vers du nez. Elle décida de lui dire, histoire de ne pas se rendre encore plus ridicule.
_ C'est bon, je m'incline. J'avoue que nous n'avons pas passé une heure à parler.
_ Aaaaaaaaaaaaaaaah, vous avez fait quoi ?
_ En quoi ça te regarde, hum ?
_ Oh, en rien... je me renseigne c'est tout...
_ Je te demande juste de ne pas le dire à tout le monde. Juste à Hermione si tu veux mais pas aux garçons.
_ Je comprends, je ne dirais rien.
_ Merci.
Toute la soirée, Alice pensa à Drago. Elle était vraiment triste de son départ. Elle n'allait pas le revoir pendant 2 mois ! Elle le connaissait depuis peu mais était déjà très attachée. Le baiser n'avait fait que renforcer le lien. Il allait lui écrire mais ce n'était pas comparable à des câlins ou à des baisers... sans cesse elle se remémorait la rencontre. Il allait lui manquer...
La nuit, elle ne refit pas de cauchemar. Elle rêva cependant de Drago. Drago qui l'embrassait encore et encore. Drago qui la câlinait, la serrai dans ses bras... Drago qui revenait de son voyage, qui la soulevait et la faisait tourner, leurs rires résonnant dans le grand hall. Drago et elle, leur couple accepté, qui dansaient seuls au milieu de la piste de bal. S'embrassant encore...
Le lendemain Alice ne se réveilla pas très en forme. D'humeur maussade, elle alla petit-déjeuner. Ses amis lui demandèrent bien se qui n'allait pas mais elle prétexta un simple mal de tête. La journée passa lentement, Alice essayait de chasser Drago de son esprit mais n'y parvenait pas, si bien que le professeur Flitwick lui ordonna de s'entrainer tout la nuit s'il le fallait pour arriver des exercices qu'elle avait déjà exécutés. Lorsqu'elle arriva dans la salle commune, ses amis étaient là. Elle s'assit près d'eux sans grande joie.
_ Pff c'était chiant aujourd'hui, disait Ginny.
_ Vous avez fait quoi ? Demanda Alice, faisant un effort pour participer à la conversation.
_ On a du restaurer toutes les armures ! En plus elles ne se laissaient pas faire !
_ Elles craignaient les chatouilles... déclara Harry dépité.
Alice éclata de rire, un peu jaune peut-être mais il rendait vrai.
_ Ah, c'est dommage.... Ne vous plaignez pas tout de même, moi j'ai du travailler les sortilèges toute la journée ! En plus je dois continuer ce soir parce que je n'y arrive encore pas.
_ Je pourrais t'aider si tu veux, proposa Hermione.
_ A oui, je veux bien oui, merci.
_ Au fait, lança Ron. On n'a pas vu ce connard de Malefoy aujourd'hui, il a peut-être trop honte de montrer son visage hideux sans aucune cicatrice...
Alice était révoltée. Insulter Drago par derrière était vraiment moche. Elle ne voulait pas trahir celui qu'elle aimait en ne disant rien. D'une voix froide elle demanda :
_ Tu le pense vraiment ?
_ A ouais ! Pire ordure que lui y'a pas !
_ Très bien ! S'écria-t-elle en se levant brusquement. Je ne sais pas pourquoi je reste avec toi alors que tu ne voudras jamais admettre qu'il a changé !
_ Oh c'est bon ! Arrête de m'agresser, j'ai le droit de dire se que je pense non ?
_ A mais oui ! Mais tu pourrais au moins faire preuve de tact.
_ Du tact...
_ Je ne sais pas moi par exemple ne pas le faire en ma présence...
_ Et qu'est-ce qu'elle a avoir ta présence là dedans ?
_ Comme si tu ne savais pas ! Hurla-t-elle exaspérée.
Ne lui laissant pas le loisir de répondre, elle grimpa les escaliers quatre à quatre. Elle savait bien qu'il avait raison quand il lui disait qu'il ne savait pas. Ginny tiendrait sa promesse. Il avait raison aussi, il avait parfaitement le droit de dire ce qu'il pensait et ou il voulait. Il avait simplement fait une gaffe...
Mais elle était énervée, il avait bien du le voir. Voir qu'elle était à cran, prête à sauter à la gorge au premier qui dirait quelque chose qui ne fallait pas. Et puis elle avait bien le droit de pousser son coup de gueule de temps en temps ? Après tout ce qui lui arrivait ! Son seul véritable ami, son confident l'avait laissée seule avec des gens qui ne pouvaient pas comprendre ce qu'elle ressentait.
Elle se laissa tomber contre le mur. Pourquoi tout ça n'arrivait qu'à elle ? Toutes ces horreurs, ces malheurs... Le départ de Drago au moment où elle en avait le plus besoin... Ses parents, son frère, sa s½ur et puis son oncle, sa tante, son cousins, ses cousines... Tous étaient morts, disparus à jamais... Transformés en de vulgaires cendres... Elle aurait tellement voulu se réveiller le matin en trouvant sur les lits à coté sa cousine, et son cousin. Déjeuner avec tout le monde dans la bonne humeur. Se baigner en vidant la moitié de la piscine. Et puis manger en criant comme chaque fois... Elle voulait voir son cousin pour qu'il lui raconte sa dernière soirée bien arrosée, sa cousine pour chanter « le coq est mort » de façon affreuse, sa tante pour lui raconter sa vie, ses malheurs minimes, son frère pour qu'il lui apprenne des trucs de montagnes, sa s½ur pour faire la bécasse... Elle voulait renter du lycée énervée et manger des Chocapics dans du yaourt, rire de débilitées avec ses copines, déformer des phrases en mode perverse avec Anaïs, gueuler dans la cour et se taper des hontes indicibles à la cantine...
Mais hélas, elle ne pourrait plus jamais le faire. Ce mode de vie s'était envolé en même temps que les cendres de sa famille... Fini, tout était fini.
Elle resta les yeux dans le vague, se remémorant tous les instant des bonheurs qu'elle avait vécu. Les larmes coulèrent, elle ne les retint pas. Elle ne les essuya même pas lorsqu'Hermione, après avoir frappé vingt fois contre la porte était entrée.
_ Alice, murmura-telle.
Elle s'agenouilla devant-elle.
_ Bon sang, qu'est-ce qui t'arrive ? Continua-telle.
Alice voulu lui répondre d'aller voir ailleurs mais elle ne le put. Hermione était son amie, elle voulait l'aider... Elle ouvrit la bouche mais puis la referma. Elle se pinça les lèvres et ferma les yeux pour ne pas encore pleurer. Hermione la prit dans ses bras et lui murmura :
_ Pleure, pleure, ne te retiens pas...
Alice sanglota. Elle ne voulait pas pleurer devant Hermione. Elle se dirait surement : « Quelle cruche elle pleure pour un mec qu'elle ne connaît que depuis quatre jours ! ». Elle ne voulait pas qu'on la prenne pour une pauvre fille.
_ C'est Malefoy qui te met dans cet état ?
_ Non... Enfin pas entièrement
_ Qu'est-ce qu'il y a alors ?...
Alice se calma.
_ Je ne suis pas prête à le dire maintenant...
_ Je comprends...
Hermione ne comprenait surement rien du tout, Alice en était sûre, mais elle disait ça pour la réconforter... Elle continua en disant que tout ça irai mieux demain, qu'il ne fallait pas s'en faire et que de tout façon il reviendrait bientôt. Elle disait des choses qu'elle ignorait. Ca n'irai pas mieux demain elle le savait mais ça réconforta Alice. Elle sentait qu'Hermione était là pour elle, pour la consoler et ça lui faisait du bien. Au bout d'un moment, Alice se leva.
_ Merci beaucoup Hermione. Ca m'a fait du bien que tu sois là.
_ Les amies c'est fait pour ça.
_ Tu sais, je pourrai te dire ce qui m'arrive mais pas maintenant, je ne peux pas, c'est trop dur...
_ Ne t'en fais pas, l'important c'est que tu ailles mieux.
_ Oui... je vais aller prendre une douche, ça me changera les idées.
_ A toute à l'heure.
_ Tu sais s'ils sont encore en bas ?
_ Oui, tu ne les croiseras pas, ils sont partis à la bibliothèque.
_ Merci Hermione.
Elle lui sourit puis partit prendre une douche. Et juste avant de se coucher, elle regarda les 10 premiers sorts de métamorphoses et en les exécutant. Elle se les remémora avant de s'endormir.
Le lendemain elle alla s'excuser auprès de Ron. Elle lui dit qu'elle s'était emportée mais lui demanda de ne plus parler de Drago quand elle était là.
_ Ne t'inquiète pas, j'ai compris le message !
_ Merci. J'ai cours avec Harry, on se voit pour manger ?
_ Ouais, à toute à l'heure !
Le cours se passa bien. Elle réussit presque à faire tout se qu'il lui demandait. La journée passa très vite. Alors que le repas du soir approchait, ils sortirent de la Salle sur Demande en discutant.
_ Tu es vraiment douée tu sais ?
_ A bon ? J'ai portant l'impression de progresser à allure d'un escargot par rapport à la Métamorphose.
_ Vraiment ? Tu étudies quoi en se moment ?
_ A vrai dire, j'ai finis les cours... Enfin, j'étudie seule les sorts.
_ Mais comment ça se fait Mcgonagall ne peux pas te donner de cours ?
_ Si mais, hum... disons qu'elle estime que je n'ai pas besoin de ses services.
_ Mais...
_ Promets moi de ne le dire à personne, Mcgonagall veut garder ça secret, je la comprends en même temps.
_ Oui mais pourquoi.
En guise d'explications, Alice sortit sa baguette et transforma Rusard qu'ils venaient de croiser en un crapaud énorme et mauve. Le sort qu'elle avait étudié la veille...

_ Ca alors ! Je comprends pourquoi tu en as fini vite avec les cours. Mais ou as-tu appris ça ?
_ L'autre jour, j'étudiais un livre de métamorphose et il y était dedans alors je l'ai gardé dans un coin de ma tête jusqu'au moment où je trouverai un cobaye pour le tester.
_ Ah, je vois. Mais pourquoi Mcgonagall voulait garder ça secret ?
_ Et bien, le maître n'aime pas se faire dépasser par l'élève c'est bien connu...
_ Hum...
_ N'oublie pas que tu dois garder ça secret...
_ Oui, oui t'inquiète.
_ A ce propos c'est quoi le sort d'amnésie ? Je pense que Rusard nous en voudrait beaucoup s'il se rappelait de se que je lui ai fait...
_ Je pense ouais...
Harry lui expliqua la théorie et Alice s'exécuta. Lorsque Rusard eut retrouvé sa forme originale, il leur lança un regard mauvais puis disparut derrière une tapisserie.
Alice plaqua soudain une main sur sa bouche.
_ Mince !
_ Quoi ?
_ Je devais faire un truc super important et j'ai oublié !
_ C'est quoi ? Lui demanda Harry mais elle était déjà partie.
Alice s'en voulait de l'avoir planté au milieu du couloir mais elle avait ce qu'elle avait oublié était vraiment important. Comment avait-elle fait pour l'oublier ? C'était sa meilleure amie ! Elle fonça vers la volière.
Elle n'y était jamais entrée. C'était une pièce pleine de courant d'air, normal puisque toutes les vitres étaient cassées. Il y avait des perchoirs sur toute la hauteur, c'était dire puisque elle était haute comme une maison ! Elle sortit un bout de parchemin de sa poche et écrivit à toute vitesse.
« Ana,
Excuse-moi de ne pas t'avoir donné de nouvelles avant maintenant. Je t'imagine d'ici en train de m'agresser de messages surtout après l'appel de l'autre jour... J'imagine aussi bien ta tête à la vue du hibou qui t'apporte cette lettre... Bref venons en aux faits. Ici, mon portable ne fonctionne pas, j'aurais bien aimé t'appeler pour te raconter de vive voix mais bon. Je ne suis pas censée tout te raconter mais tu es maintenant ma seule famille. Oui, il y a eut un incendie à ma maison de campagne et tout le monde était à l'intérieur. J'abrège cette partie de l'histoire pas très joyeuse. Au moment où tu m'appelais, une femme très spéciale est apparue devant moi. Oui, apparue. Car je suis tombé dans un monde magique. Non ceci n'est pas une énorme farce mais la réalité. Je te demande d'y croire simplement. Lorsqu'on se verra je te montrerai ce que je sais faire car je suis une sorcière. Moi aussi ça me fais bizarre de dire ça mais c'est vrai. Je suis une véritable sorcière et j'ai apparemment un don pour la métamorphose. Je tiens ça de mon père qui était un sorcier. Je parle de mon père biologique car j'ai été adoptée. C'était le plus grand sorcier de tous les temps mais il a fait des choses horribles. Je n'en suis pas fière c'est pourquoi je ne l'ai dit à presque personne... J'ai beaucoup de mal à faire le deuil de ma famille et je craque souvent. Voilà. J'abrège car je n'ai pas beaucoup de temps et j'en suis désolée. Je te réécrirais bientôt. J'essayerai aussi de te voir mais il faut que je me renseigne sur les moyens de transport des sorciers.
Je pense beaucoup à toi et je t'aime très fort,
Gros bisous
Alice.
PS : pour me répondre tu le dit au hibou et il attendra que tu attaches le message à sa patte pour partir. »

Alice donna la lettre à un hibou grand duc magnifique.
_ Heu... C'est pour Anaïs Berry, sur la côte d'Azur, en France. Tu sauras la trouver ?
Le hibou hocha la tête et s'envola par une fenêtre.
Alice venait de penser qu'elle ne s'était toujours pas entrainée pour les Sortilèges. Elle alla chercher Hermione pour lui demander de l'aider. Elle la trouva dans la Grande Salle. Après le diner, elles se dirigèrent vers une salle vide où Alice s'entraina pendant toute la soirée. Vers minuit, épuisée, elle demanda grâce à Hermione.
_ C'est bien tu te débrouille de mieux en mieux.
_ Flitwick sera content, je le vois demain.
Elles sortirent de la salle puis se dirigèrent vers la salle commune.
_ Au fait tu vas mieux qu'hier ?
_ Oui beaucoup mieux, merci. Tu sais ça m'a vraiment fait du bien que tu soies là.
_ C'était naturel tu sais...
Elles se souhaitèrent bonne nuit et se couchèrent sans réveiller Ginny qui était déjà endormie.
Le lendemain, Alice eut l'agréable surprise de voir une magnifique chouette grise se poser dans son assiette. Elle s'empressa de finir de manger puis partit en emportant la lettre. Elle s'assit sur les marches d'un escalier et l'ouvrit fébrilement.
« Alice,
Je t'écris de France, de Paris précisément, que je visite beaucoup. Ce ne sont pas les lieux touristiques que je vais voir, en fait j'essaye de trouver des endroits qui sortent de l'ordinaire où l'ont trouve des gens enfin humains... Je ne recherche pas forcément des sorciers, je préfèrerai éviter d'ailleurs... Je changerai bientôt d'endroit, je pense changer totalement de pays, j'irai peut-être dans un autre pays d'Europe ou alors totalement ailleurs je ne sais pas, je veux changer d'air, trouver quelque chose qui me donne envie de continuer cette vie à moitié gâché par le mal ou la violence. Bref, comme tu le vois, je ne vais pas mieux que quand je suis parti, je vais même moins bien puisque je ne suis plus avec toi. Tu me manque tellement... J'espère que tu vas bien, et que tu t'en sors avec tes amis, qu'ils ne te posent pas trop de questions...
Je t'aime énormément, plus que je ne pourrai le laisser penser...
Drago. »

Alice savait bien qu'il était très mal vis-à-vis de son passé mais elle ne cessait de penser qu'il n'avait peut-être pas besoin de partir pour se sentir mieux. S'il était resté elle aurait peut-être réussi à lui redonner joie de vivre... Elle se traita aussitôt d'égoïste pour penser qu'elle seule, ne le connaissant que depuis quelques jours, pouvait l'aider à aller mieux. Elle lui répondit aussitôt combien il lui manquait et elle l'aimait avant de se rendre au cours de Sortilèges.
Les jours défilaient lentement. Elle avait commencé les cours de botaniques et de potions. Elle trouvait ce dernier très difficile étant donné sa maladresse légendaire mais aussi les plus passionnants avec les cours de DCFM. Harry était un très bon professeur, il mettait tout de suite le sort en pratique et ensembles ils organisaient des petits duels. Alice devenait assez douée et Harry ne manquait pas de lui dire en fin de chaque cours. Alice apprenait à le connaître et découvrait un homme assez timide vis-à-vis des filles et heureusement modeste. Ils discutaient beaucoup de lui, de ce qu'il avait fait. Il lui posait aussi des questions sur le sien mais elle trouvait toujours un moyen de détourner la conversation, elle n'était toujours pas prête. Ils devinrent très vite de bons amis, les fous rires remplaçant progressivement les cours trop sérieux.
Alice allait de mieux en mieux. Elle ne pleurait plus lorsque quelqu'un faisait une remarque ayant rapport à son passé. Elle souriait presque tout le temps et avait retrouvé le goût du rire. Elle s'était maintenant très bien intégrée dans le groupe et ils veillaient souvent très tard à discuter ou faire des jeux d'échecs versions sorciers.
_ C'est fou comme tu es douée, lui dit un soir Harry. Même Ron a du mal à te battre.
_ Mm, fit Alice en rougissant. En fait c'est mon grand-père qui m'a appris. Chaque fois que j'allais chez lui, on faisait une partie et il me donnait tout plein de tactiques. Aujourd'hui c'est fini.
_ Tu vas le revoir ne t'inquiète pas.
_ J'aurai beaucoup de mal, dit Alice en soupirant. Il est mort.
_ A, je suis désolé, dit Ron gêné.
_ Tu ne pouvais pas savoir, ça fait longtemps maintenant.
_ Tu retourneras quand en France ?
_ Je ne sais pas, en fait il faudrait déjà que je sache voler sur un balai...
_ Il n'y a pas que les balais pour voyager tu sais, dit Ginny.
_ On peut prendre un portoloin ou transplaner.
Après qu'Hermione lui eut expliqué le fonctionnement elle annonça :
_ De toute façon je n'ai qu'une personne à aller voir...
Ses amis se turent. Alice allait enfin leur raconter ce qui lui était arrivé. Hermione lui demanda timidement :
_ C'est Anaïs ?
_ Oui...
Elle leur raconta son histoire, en partie, elle préférait garder le moment du cauchemar pour elle. Elle redoutait la réaction d'Harry pour son père mais il ne fit aucun commentaire. Les autres, en revanche, étaient horrifiés.
_ Voldemort ? Ton père ? Murmura Ron.
_ Oui. Je ne suis pas fière vu ce qu'il a fait mais je n'y peux rien...
_ Oui, dit Hermione tu as raison.
_ Je comprends maintenant pourquoi tu ne voulais pas en parler avant... Fit Ginny.
_ J'avais peur que vous ne m'acceptiez plus...
_ Comment tu peux penser une chose pareille ! S'exclama Harry. On ne va pas te rejeter simplement parce que ton père était un homme horrible.
_ Mais il vous a tellement fait souffrir toutes ces années... Dit Alice en rougissant. Surtout toi Harry.
_ Tu n'y es pour rien, en plus tu ne l'as même pas connu !
_ Mais oui, rétorqua Hermione, ne t'en fais pas, on ne te reproche rien. Au contraire maintenant qu'on sait, on pourra parler sans risquer de faire une gaffe ou de te rappeler des choses mauvaises.
_ Merci les amis. Je suis contente de vous l'avoir dit, ça sera plus simple maintenant.
La soirée continua comme elle avait commencé mais sans la tension qui régnait jusqu'alors.

# Posté le mercredi 17 septembre 2008 12:34

Modifié le vendredi 25 septembre 2009 15:45